4 points essentiels pour comprendre qui sont les esséniens d'aujourd'hui

Lorsqu’il s’agit de parler des esséniens, l’un des réflexes pour celui qui s’est un peu renseigné sur le sujet c’est de penser aux manuscrits de Qumran de la mer morte qui ont révélé ou rappelé l’existence d’une communauté qui s’appelle les esséniens. Un premier niveau d’information accessible rapidement via Google, et par les écrits de Flavius Josèphe , qualifie les esséniens de troisième secte de la société juive de Palestine avec les pharisiens et les saducéens. Dans son livre la guerre des juifs, il décrit les us et coutumes de l’époque.

On en retient alors une communauté d’ascètes avec des règles de vie très strictes. Certains courants religieux, ésotériques et spiritualistes qui ont connu l’existence des esséniens ont voulu retenir uniquement d’eux leur connaissance de la médecine, car les esséniens étaient d’excellents thérapeutes de par leur connaissance du corps. On parle d’eux au passé comme un vestige dont les ruines n’ont aucune incidence sur le présent. La preuve, beaucoup s’interrogent ou découvrent aujourd’hui avec stupéfaction l’appartenance de Jésus à ce courant, sans se rendre compte de l’impact de cette vérité sur les fondements du christianisme et même de l’évolution de l’humanité.

En effet, s’interroger sur la nature des esséniens c’est se replonger au cœur même du fondement de l’existence humaine et du but de la création. C’est uniquement dans cette perspective que l’on pourra se faire une opinion juste de ce que sont les esséniens, mais également de comprendre le rôle qu’ils ont à jouer aujourd’hui dans cette fameuse ère du verseau dans laquelle nous sommes plongés.

Comme le précise Olivier Manitara, porte-parole actuel de la tradition essénienne, les esséniens sont un arbre qui cache une forêt.

« Ils sont une branche d’un peuple beaucoup plus vaste qui se réincarne sans cesse pour travailler sans relâche à établir l’ordre de Dieu, la loi d’amour, d’intelligence, de justice et paix sur la terre et dans le cœur des humains » .

Pour comprendre la nature et le rôle des esséniens, il faut pouvoir appréhender l’histoire de l’humanité à sa source. En effet, la Genèse nous rapporte que la première humanité fut chassée du royaume de Dieu par un adultère : elle s’est détournée du Père de la Création. La cosmogonie essénienne apporte plus de détail à ce sujet. Il est dit qu’Ève, qui n’était pas une femme mais un principe qui vivait à l’intérieur d’Adam, le premier-né du Père, a voulu exister en dehors de la lumière.

Elle a détourné son regard du monde divin, vu le néant de l’être et a compris qu’elle pouvait devenir une créatrice et féconder ce néant. Eve est ainsi la Mère de la vie, mais elle n’a pas fait vivre le monde divin et a créé un monde pour vivre en dehors du Père. Eve avait tout le savoir du monde divin et c’est ce savoir qu’elle a apporté au néant comme un potentiel caché. Le non-être est ainsi venu à l’existence, en dehors d’Adam. Le serpent tentateur est alors apparu comme le fléau d’une balance et s’est placé entre Adam et Ève de façon à ce qu’ils ne puissent plus se réunir et faire un seul être. Il les a séparés et a empli l’espace du non-être et de la non-existence. En se séparant d’Adam, la « Mère des vivants » a enfanté un univers, une sphère zodiacale, avec des planètes et des mondes dans laquelle elle pouvait vivre et créer le monde de son existence sans pour autant être dans la capacité d’être avec le monde de la lumière.

La tradition révèle qu’Ève s’est unie à un ange déchu nommé Samaël. C’est ainsi que fut enfanté Caïn. Adam, quant à lui, s’est uni à Lilith qui donna naissance à Abel. Puis Adamet Ève se sont réconciliés et ont mis au monde Seth. Caïn a compris les secrets du monde divin cachés à l’intérieur d’Ève et a amené ce savoir vers la réalisation concrète dans le monde du néant et de la mort. Ce sont les descendants de Caïn qui ont amené les principes qui régissent l’humanité actuelle, avec la ruse et tout ce qui en découle.

Quand on parle de Caïn qui a tué son frère Abel, on parle aussi de la création de la Terre et de la chute de notre système solaire. En effet Abel représente le principe de la sublimation de la matière tandis que Caïn représente celui de la condensation, à l’origine de la Terre telle que nous la connaissons. Nous vivons dans un monde de condensation et de réalisation.

La création de notre univers est donc une chute, une souffrance dans laquelle nous baignons jusqu’à nos jours. Nous vivons dans un monde de ce que la Tradition appelle l’Usurpateur qui a reflété les secrets du monde divin et les a utilisés pour lui, pour être le Dieu de ce monde du néant et de la mort. Dans ce monde voulu par l’Usurpateur et non pas par Dieu qui ne l’a pas maudit, Lucifer en est le soleil, la loi de l’esprit, de l’expansion. Satan, en est le principe de la matière, du recyclage.

La tradition essénienne nous explique que l’Usurpateur a grandi en puissance en condensant de plus en plus de force de la lumière pour faire vivre la vie que nous connaissons ; un monde de néant et de mort. C’est alors qu’est apparu dans la ligne de Seth, un être nommé Enoch.

Enoch, né dans une époque très sombre, reconnu que ce monde était celui du néant et du non-être. Enoch a honoré le Père et a sanctifié son Nom. Avec Énoch est née la religion de Dieu dans le monde de la chute. Le Livre d’Énoch dit que lorsque Dieu a voulu redresser l’humanité qui était tombée dans la déchéance, Il a envoyé la Religion, le savoir religieux à Énoch.

Il lui a dit : « Regarde et apprends, puis note dans des livres tout ce que tu auras compris pour que les générations futures puissent avoir accès au savoir qui ouvre les portes de la libération des états négatifs. »

Il est le Père de la tradition essénienne dans tous les peuples. Énoch fut le premier prêtre du Très-Haut, le premier scribe à révéler les lois divines et à les enseigner. Il fut le premier constructeur de temples et le premier à célébrer le Mystère divin sur la terre. Il est le Père de la Ronde des Archanges qui est le cercle sacré qu’il a tracé sur la terre au moyen d’une révélation divine. Il est le Père de tous les maîtres, les messagers de la Lumière, et aussi de chaque Enfant de la Lumière qui marche dans ses traces. Il est à l’origine de la lignée des fils de l’Homme dont Jésus lui-même se réclame. A travers Enoch est apparue la première École de Dieu sur la terre qui à travers les âges a honoré le mystère du monde invisible divin. Ceux qui sont entrés dans ce cercle et qui l’ont régulièrement tracée sur la terre sont devenus les grands maîtres de l’humanité.

Ils sont les représentants dans le monde des hommes du royaume invisible du Père. Les hommes et les femmes qui portent ce cercle constituent l’humanité de Lumière. Si aujourd’hui nous pouvons donc parler des esséniens, c’est par ce qu’il y a eu Énoch. Les esséniens sont donc tout d’abord des descendants d’Énoch. Il s’agit non pas d’une filiation de sang, mais d’une filiation liée à la transmission d’un savoir vivant qui est celui des Anges. C’est la raison pour laquelle on parle de tradition essénienne.

Revenons rapidement au contexte de la chute de l’humanité qui remonte à une époque que les hommes ne connaissent plus, et qui est pourtant si proche de la nôtre. Énoch a essayé de relever cette chute en renouant le dialogue, le lien qui a été rompu entre les hommes et le monde divin. Il a honoré le Père et il a sanctifié son Nom. Il a été le premier à élever des pierres, à sanctifier l’eau, l’air, le feu, la terre, à honorer la hiérarchie divine. La mémoire de notre Tradition nous présente Enoch comme un homme qui avait conscience de l’existence d’un monde supérieur sacré. Souvent il s’efforçait d’entrer en contact avec ce monde. Il se tenait dans son temple et priait. Il posait toutes sortes de questions car il voulait comprendre le sens profond de la vie et aspirait à pénétrer les voiles des mystères qui entourent la vie des hommes.

Un jour il demanda dans sa prière: « pourquoi ne puis-je pas être unifié à la pensée parfaite, au savoir omniprésent et me tenir dans la clarté dans la permanence? ».

Beaucoup de chercheurs se posent ce genre de questions dans leur vie, mais pour une raison mystérieuse, Énoch était « aimé de Dieu ». La tradition nous explique que Dieu éprouvait une affection particulière pour lui. Un être du royaume céleste s’approcha alors d’Énoch et se tenait devant lui comme dans un dialogue d’homme à homme. L’ouvrage “Enoch; fondateur de la tradition essénienne” rédigé par Olivier Manitara, mémoire vivante de cette Tradition, nous donne la quintessence de ce dialogue.

En résumé, cet être lui expliqua l’existence pour les hommes de deux mondes que sont le monde obscur et le monde de la lumière. Il lui montra la différence entre ces deux mondes et surtout la manière dont ces mondes agissaient envers les hommes. Il lui apprit que les Anges de la Lumière ont une mémoire originelle qui permet à l’homme qui s’éveille en eux de retrouver sa propre mémoire, celle de son âme, celle qui sait pourquoi l’homme est sur la terre. Ils sont porteurs de tout le potentiel de l’homme, de toutes ses capacités qui ne sont pas encore développées. Les hommes les plus ardents cherchent à s’approcher des Anges et ainsi ils parviennent à développer les vertus de la lumière en eux.

Ce messager de Dieu lui dit alors : « Toi Enoch, tu es un éveilleur de Dieu, un activateur de la mémoire originelle de l’homme. De toi sortira une lignée de Maîtres qui instruiront les hommes dans le savoir essentiel: celui qui nourrit et ressuscite leur âme. De toi sortira un peuple qui constituera sur la Terre une Ecole de Dieu dans laquelle le corps des grands Maîtres sera formé pour que la mémoire de Dieu soit activée en permanence de génération en génération ».

Il lui expliqua le secret des conditions à respecter pour acquérir le savoir et les dons des Anges. Notre Père Énoch reçut cet enseignement, l’accueillit dans sa terre intérieure et se mit au travail. Ainsi il enfanta la lignée des maîtres et la tradition des Esséniens. Cela devint un grand arbre qui vit encore aujourd’hui et qui nous nourrit de ses fruits divins.

Le Père a ensuite envoyé des missionnés pour honorer le nom d’Enoch et sa Tradition : Krishna, Hermès Thot, Moïse, Abraham, Jésus, Mahomet, Saint Jean, et beaucoup d’autres Maîtres.

Dans tous les peuples, il y a eu des fils et filles d’Enoch, des porteurs de la Tradition et du monde divin. Ainsi sont nées toutes les grandes civilisations et religions.

La Ronde des Archanges qui permet aux esséniens contemporains de s’unir avec une Ange de la Lumière est une émanation directe du grand arbre qu’Énoch planta jadis.

Le nom essénien a pour origine un très ancien langage . C’était un langage sacré, empli d’intelligence. Les prêtres-savants s’en servaient pour communiquer avec Dieu. C’était un langage merveilleux, vivant, dont le secret a été perdu. Le jeu du tarot, dans son aspect divinatoire, est un reflet de ce langage. Cet art savait donner une âme aux mots de telle façon qu’ils acquièrent une force magique.

Essénien vient de Essene: celui qui étudie Dieu, celui qui place Dieu au-dessus de tout et qui étudie ses œuvres.

Esse désigne Dieu, l’être en soi, l’essence des choses, la source originelle, l’esprit, la vie. Esse veut dire : Dieu est, l’existence est, la vie est, Je Suis celui qui est : l’existence. C’est le point de départ de toute étude.

La racine NE désigne l’idée de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, l’idée de la conscience, du libre arbitre et de l’étude.
L’Essénien pense qu’il sera sauvé par l’étude de ce qui est. Il doit étudier les lois qui gouvernent la vie et s’y conformer pour atteindre son but. Cette conception rejoint celle de Moïse : “ Celui qui ne vit pas selon la loi périra par la loi. ” Jésus délivre le même conseil : “ Toi qui peines sous un lourd fardeau (karma), viens à moi le Je et mets-toi à mon école (Essene) car Je suis doux et humble de cœur. ” Le mot Essene désigne une Ecole de Dieu. Etre essénien, c’est être un élève de cette Ecole, en suivre la discipline et participer à son œuvre.

Cela nécessite un état d’esprit particulier qui fait que l’on est essénien. Cela n’a rien à voir avec la race, le sexe, la culture, la religion telle qu’elle est présentée aujourd’hui. Celui qui comprend que la terre est une Ecole de Dieu et qui décide d’entrer librement dans l’apprentissage sincère, ne tardera pas à rencontrer la communauté essénienne d’une façon ou d’une autre. L’enseignement transmis par l’Ecole (essene) n’est jamais une religion dans le sens de quelque chose qui divise les êtres. Cet enseignement aspire à éveiller l’homme dans une perception plus élevée de lui-même et de la vie.

Les esséniens sont donc un « peuple d’âmes dédié à Dieu dans la pureté, au-delà des concepts religieux, philosophiques, politiques, sociaux ou économiques du monde des hommes » (Bible Essénienne, Evangile de l’Archange Ouriel, Psaume 189, verset 1).

En effet, dans son âme, dans son cœur, dans sa prière, l’humanité est essénienne. Elle aime la détermination d’un Bouddha, sa compassion, son savoir faire ; elle admire l’amour, la bonté, la générosité, la sagesse, l’héroïsme d’un Jésus ; elle s’émeut devant la passion et l’amour capables de vaincre la mort d’une Marie-Madeleine.

L’opinion pense généralement que l’idée de Dieu est la source de multiples conflits. C’est une idée toute faite. L’idée de Dieu a été polluée car les “ fidèles ”, les “ croyants ” ne se sont pas mis à son Ecole. Ils ont souvent vénéré une idole, un faux dieu. Jésus dit cette phrase admirable: “ Notre Dieu (essénien) n’est pas celui des morts, mais celui des vivants et il doit être adoré en esprit et en vérité ». Il résume ainsi l’enseignement essénien. Les religieux lui parlent du Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob… Lui, il leur ouvre la porte de l’initiation et de la vie véritable. Dieu doit être étudié dans la vie car il est la vie. Tout ce qui est vivant est Dieu. Le monde passe, mais la vie demeure éternellement. Elle est le commun en tous, le lien unificateur. Ce qui ne peut pas passer à la non-existence, c’est la vie, c’est la présence de Dieu. Il n’y a donc pas à chercher à prouver son existence ou sa non-existence, il y a simplement à le reconnaître pour ce qu’il est et à entrer dans son Ecole.

« La lignée d’Énoch ne doit pas s’interrompre sur la terre, car il est celui qui a apporté la Lumière et qui a ouvert le chemin du savoir divin et de l’immortalité » (Evangile Archange Ouriel, Ps 168, Verset 3).

Aujourd’hui, les mystères de l’esprit sont de nouveau activés dans le monde de l’homme à travers l’enseignement essénien et l’apparition de la Nation Essénienne. Il ne s’agit pas forcément d’une nouvelle révélation, mais tout simplement de l’ancienne et éternelle tradition, qui est reformulée, réactualisée, adaptée à notre époque.

« Ainsi, la sagesse qui demeure éternellement inaccessible au profane peut de nouveau trouver un chemin vers celui qui veut se donner la peine d’étudier et d’entrer dans le mystère pour l’honorer et le servir » (Evangile de l’Archange Michaël, psaume 150, verset 24).

Cette Nation essénienne a prit la forme de l’Eglise Essénienne Chrétienne qui, dans le fond, est apparu avec l’incarnation d’Enoch avant toutes les civilisations connues, telles que celles de l’Égypte, de l’Inde et même des civilisations encore plus anciennes.

« Cette église a pris un corps à travers l’œuvre d’Énoch et s’est perpétuée sous Diverses formes jusqu’à aujourd’hui. L’une de ses plus belles manifestations a été celle de la voie christique, qui a enseigné que Dieu parle à l’intérieur de l’homme, lui conférant les dons de son Esprit Saint, tels la guérison, l’ennoblissement ou la capacité de s’individualiser en conscience pour aider et servir les règnes inférieurs et supérieurs » ( Evangile de l’Archange Raphaël, Psaume 186 , verset 3) .

Le savoir initiatique des grandes religions qui ont guidé les peuples à travers les âges se perd. C’est là un signe, parmi d’autres, d’une dégénérescence globale et donc de la nécessité d’un renouveau. C’est le sens profond de « l’Assemblée », de « l’Église » : nous devons nous assembler, non pas dans des dogmes, des concepts figés, des croyances préfabriquées, mais pour être ensemble dans la vérité, l’acceptation mutuelle de ce que nous sommes, la réconciliation et l’idée d’aller vers « le haut », vers Dieu. Ce chemin d’union avec Dieu, de réconciliation, d’amour et de guérison est fondamental et c’est pourquoi le qualificatif de « chrétienne » a été mis dans le nom officiel de l’Église Essénienne. Il signifie que l’héritage le plus pur du christianisme des origines passe dans l’église naissante. L’Église Essénienne Chrétienne proclame que Dieu le Père est la source qui donne la vie, apportant la résurrection, l’ennoblissement et la guérison. Aujourd’hui, l’Église Essénienne Chrétienne renaît et apporte une voie initiatique, une sagesse des mystères, un ésotérisme et une alliance avec le monde divin que les religions ou autres courants initiatiques n’ont plus. Aucun homme ne peut revendiquer la manifestation de l’Église Essénienne Chrétienne sur la terre. Dieu seul en est le créateur.

Dieu a voulu que sa religion apparaisse sur la terre dans un renouveau.

« Ainsi, demain, la religion essénienne sera la nouvelle religion des hommes sur la terre, la nouvelle alliance de l’homme avec Dieu ; elle sera la guérison des mondes, non pas dans le sens que les hommes donnent généralement à ce terme, mais dans un sens plus grand, plus large, plus global, celui de rétablir le dialogue et l’harmonie entre tous les mondes, tous les règnes et d’instaurer des règles de vie qui apporteront le bonheur et la plénitude » (Evangile de L’Archange Raphaël, P 186, Verset 9).

Si tu es essénien, tu sais que de par ta vie, tu es en communion avec la vie et donc avec toutes les créatures vivantes. Tu peux communiquer avec tout ce qui existe. Est essénien celui qui va s’éduquer pour aller dans ce sens. Il n’y a pas de frontière. La vie est intimité, elle est amour. L’amour est la forme suprême de communication, de liaison.

Saint- Jean dit : “ Dieu est amour. ” Cet enseignement, cette façon d’être se retrouve dans les textes des pyramides, dans les Vedas de l’Inde antique, dans le yi-king de Lao Tseu. Il est universel et naturel. La vie est amour, c’est un état de conscience, une autre façon d’être au monde. Il n’y a plus de conflit, ni de compétition, ni d’agressivité. Chaque être est voulu par la vie pour le bien de l’ensemble. Chacun est complémentaire et doit se soutenir. Il n’y a donc pas d’ennemi et personne ne doit être détruit.

Être esséniens constitue donc un idéal à vivre aujourd’hui. Cet idéal consiste à se détacher de ce monde pour cheminer vers une autre façon d’être au monde. Il s’agit d’être autonome, c’est-à-dire d’être soi tout en entretenant des relations. Il s’agit d accepter d’aller vers un chemin d’éveil où l’on devient conscient du fait que la véritable liberté, c’est de vivre avec Dieu. Dieu est la vie ; Il est la terre, l’univers, la nature dans tous les mondes. Il s’agit donc de voir que L’homme n’a pas à modifier la terre, l’eau, l’air et le feu puisqu’ils sont purs, divins ; il a juste à vivre avec Dieu.

De nos jours , Être Essénien implique donc d’adopter certaines valeurs, de comprendre l’utilité de certaines règles et de les appliquer sous la forme d’une discipline qui engendre un rythme particulier, donc une énergie, une force d’habitude positive, une influence déterminante et une lumière d’intelligence vivante et universelle.

C’est aussi percevoir que l’intelligence qui gouverne l’humanité essaie de se substituer à la vie, que ce soit à travers l’homme ou à travers les animaux, les végétaux et les minéraux. Il y a une volonté non seulement de tout contrôler, de tout régenter, mais également d’éteindre l’âme et l’intelligence naturelle de la vie.

Etre essénien, c’est constater que l’individualité ne fait plus partie des mœurs du monde de l’homme et des valeurs qu’il défend et protège. Toute forme d’existence n’est plus

reconnue pour son être propre, son âme, son devenir, mais uniquement pour sa valeur marchande, son rendement, son efficacité à produire. Si elle n’est pas rentable, elle doit être exploitée d’une façon ou d’une autre, jusqu’à épuisement, pour enrichir un système de plus en plus dépourvu de valeur. Il n’est plus question de parler d’âme, de vie plus grande que la mort et encore moins d’animisme ou d’individualité. Le chemin que prend l’humanité va conduire le monde dans un esclavage. C’est pour cela que le Père a voulu, avant que l’irréparable se produise, qu’il y ait sur terre une mémoire vivante de la tradition de la Lumière.

C’est dans ce but qu’Il a voulu que soit instituée l’œuvre de la Nation Essénienne telle qu’elle apparait aujourd’hui. Chaque Essénien, chaque Essénienne doit tout mettre en œuvre, individuellement et collectivement, par le soutien mutuel, pour s’éveiller, pour maîtriser et organiser sa vie afin que la Lumière soit reine et souveraine, que la conscience grandisse, qu’elle enfante un corps, une vie, qu’elle ouvre un chemin, qu’elle fasse apparaître des œuvres qui deviendront des influences qui vont féconder les mondes, nettoyer le ciel, illuminer le voyage de la nuit et transformer les mondes.

Avoir une religion, des principes, des valeurs est le point de départ pour être un homme. Mais devenir soi-même religion, c’est-à-dire relier en soi le ciel, la terre, l’homme et tous les règnes, est le commencement du chemin qui mène à l’état d’être essénien. L’état d’être essénien est celui où l’homme se tient devant son Père et sa Mère, tous ses corps subtils régénérés, pour accomplir une œuvre de Lumière. Être Essénien, c’est être un homme, une femme éveillé au cœur de tout, voulant baigner sa pensée, son âme, sa vie dans la source, celle de la Vie. L’Essénien cherche le bonheur et la bénédiction de la grande Lumière. Il veut vivre en harmonie. Comme son ancêtre Enoch, il honore la Ronde de Archanges, le Cercle sacré de la vie. Dans ce cercle révélé à Enoch par les Anges, l’homme, devenu essénien par son engagement de servir la lumière et ses vertus, trouve la force d’être clair et juste dans sa vie.
La mission d’un Essénien consiste à s’engager à porter un Ange (une vertu), à le protéger, et à ne jamais bafouer une vertu, la déconsidérer ou la transmettre à un être qui la laisserait tomber pour un rien.

La Ronde des Archanges est la quintessence de la tradition de la Lumière telle qu’elle a été transmise par Enoch à tous les peuples de la terre. Il est fondamental pour les Esséniens de faire apparaître l’intelligence du Père cachée dans la Ronde des Archanges et de penser collectivement dans l’alliance et le respect mutuel. Le Père fait connaître sa volonté par l’intermédiaire des 7 règnes de l’Alliance, qui sont les 7 jours de la Création. Lorsque le Père parle, c’est la création d’un monde. Alors quatre fois pas an, aux moments des solstices et des équinoxes, les Esséniens se retirent du tourbillon du monde pour entrer dans la haute retraite et célébrer la grande fête de la Ronde des Archanges. Le Nom de Dieu imprononçable, le Nom de Dieu de 4 lettres, est révélé aujourd’hui à travers la Ronde des Archanges, c’est-à-dire le cycle de l’année divinisée.

Les gardiens des 4 lettres sont les 4 Pères de la Nation Essénienne, peuple d’âmes dans tous les peuples : les Archanges Michaël, Raphaël, Gabriel et Ouriel. Ces 4 Archanges sont ceux donnés par Dieu à Énoch comme les gardiens de Son Nom, de Sa religion, de Son règne, de Son gouvernement, de Son royaume.

Durant cette fête, les Esséniens étudient, prient, méditent, chantent, dansent et ouvrent l’espace du travail impersonnel pour accueillir l’intelligence supérieure des Archanges, celles du Père éternel et de la Mère sage. Les Archanges offrent leur bénédiction, leur protection, et aussi ces psaumes qui constituent l’enseignement qu’ils transmettent à toute l’humanité.

 

Pour les Esséniens, ces textes sont sacrés car ils émanent d’une intelligence supérieure divine. Ils sont sacrés au même titre que tous les textes des religions et des traditions qui émanent eux aussi d’une intelligence supérieure. C’est la mission des Esséniens, qui ont été également appelés « Nazaréens », dont l’étymologie Nazir-ha-Brit, signifie « gardiens de l’Alliance », de prendre soin du mystère de Dieu en toutes choses à travers les âges.

« Aujourd’hui, la tradition essénienne renaît de ses cendres et, pour le monde divin, les Esséniens ne sont pas des hommes comme les autres, car ils ont reçu une mission, ils ont une œuvre à accomplir. En cela, ils sont porteurs d’une parcelle du monde divin et peuvent entrer dans l’alliance de la Lumière » (Bible Essénienne, Evangile Archange Raphaël, Psaume 100, verset 3).

La mission de la Nation Essénienne, et par conséquent celle de l’ensemble des esséniens assemblés sous le même drapeau, consiste à s’unir avec d’autres mondes et à organiser une structure dans le monde des hommes afin que la source du Père coule dans tous les règnes et ne s’arrête pas au monde des hommes. En cela, les Esséniens doivent être des modèles pour tous les hommes. S’ils sont dans la réussite, une porte sera ouverte pour toute l’humanité, celle de l’espoir dans le monde divin, mais aussi dans les différents règnes de la nature.

Les esséniens sont les descendants d’Enoch, un peuple d’âmes dans tous les peuples, dédié à Dieu dans la pureté, au-delà des concepts religieux, philosophiques, politiques, sociaux ou économiques du monde des hommes.

La mission des esséniens est d’accomplir la volonté de Dieu qui veut que renaisse et perdure sur la terre l’homme véritable voulu par Dieu : un être éveillé, conscient, entretenant le lien avec tous les règnes, et transmettant la belle Lumière. Cette mission se définit alors en trois axes.

Le premier axe est l’axe de l’éducation, dans lequel l’essénien va étudier, travailler sur soi, puis transmettre les lois et les textes de Dieu afin de développer une manière de voir et d’appréhender le monde avec l’œil de Dieu. La Bible Essénienne, Le Nouveau Commencement, est ce qui va guider en action aussi bien au niveau individuel que collectif. Elle est la révélation de Dieu pour notre époque.

Le deuxième axe est celui de l’information, où l’essénien va participer à la diffusion de l’enseignement divin afin que le maximum d’êtres puissent y avoir accès et afin de générer un éveil des consciences. Par sa manière d’être, chaque essénien est un témoignage vivant de sa tradition. C’est la raison pour laquelle les questions de la responsabilité et de l’engagement sont fondamentales dans sa démarche.

Le troisième axe est celui de l’action. Dans cet axe, les esséniens s’organisent pour donner un corps à Dieu sur la terre, c’est-à-dire, créer des organes et des espaces pour que le monde divin puisse s’incarner concrètement sur la terre. Ces organes et espaces se traduisent respectivement par un « gouvernement » essénien, par l’organisation de Ronde des Archanges, et par la volonté de construire et de développer des villages esséniens sur toute la terre. Ces villages sont de véritables Oasis, des lieux de communion avec la nature et avec un monde supérieur, des lieux qui ont pour but d’apporter un nouvel art de vivre et d’équilibrer le monde face à l’intelligence technologique qui est omniprésente aujourd’hui, et qui veut éteindre l’âme en toutes choses et en tous les êtres. Ce sont enfin des lieux où les esséniens travaillent tous les jours à faire régner la volonté de Dieu.