Se reconnecter avec l’être de la paix

Que la paix soit sur toute la terre, c’est un vœu de la paix. L’état de paix doit être l’état suprême dans toutes les familles et les relations. Bien souvent, les hommes se tournent vers Dieu, vers le ciel pour l’appeler, mais la paix, c’est d’être posé sur le sol, elle est un enseignement de la Mère. La paix, c’est le bonheur d’une vie intérieure, impersonnelle, intense et en ordre. Tout est déjà fait, le cœur est à sa place, les yeux, les oreilles aussi et nous sommes dans un devenir de lumière. Le sol est un soleil en devenir et nous sommes la terre.

Qui habite dans mes pieds ? Qu’est-ce que Dieu, ma mère, mon père ont voulu pour moi ? Dieu te parle à l’intérieur de toi. L’essentiel, c’est d’apprendre à marcher dans un certain rythme, à poser son pas. Il y a cette prière essénienne (1) qui parle de marcher dans les pas de ceux qui ont marché avant soi et que je marche pour ceux qui marcheront derrière moi, c’est l’art de marcher. Tu n’es pas seul, l’humanité marche en toi, tu es la terre qui marche et tu portes en toi tous les hommes, les animaux, les plantes, les pierres. Tous les conflits dans le monde viennent du fait que les individus ne sont pas posés. Dès qu’un être est avec la terre, il peut trouver un espace pour triompher de la peur, de l’avidité, car la Mère sait calmer les tensions. Les anciens apprenaient à dialoguer avec ce qui fait peur et à le respecter parce que le lion, l’ours, le tigre, c’était Dieu et que les relations devaient être justes et harmonieuses. Si tu dégradais quelque chose, tu te dégradais toi-même. Ils devaient cultiver le Dieu dans l’animal parce qu’ils étaient des prêtres. Ils marchaient sur la terre pour faire apparaître Dieu, sinon ils entraient dans la tourmente et ce n’était plus la paix.

Quand nous sommes prisonniers, nous n’avons plus accès à l’immensité où l’homme vit avec pureté et sagesse. Tu peux faire des prières, étudier les secrets du bonheur, cela n’aboutit pas. Mais si tu es impersonnel, posé sur la terre, dans la posture de la royauté où tous les êtres sont honorés, c’est la paix. Si tu marches avec la paix, tu dois te former, car il y a toujours un être qui arrive et qui te teste pour savoir si ça t’appartient vraiment ou si tu vas le perdre. Le Père a voulu l’épreuve et les tentations. Celui qui s’assoit sur la Mère reçoit sa confiance, mais tu dois regarder où tu mets les pieds. Quand tu pries, c’est avec tous ceux qui ont prié avant toi.

L’Ange de la paix, c’est le pentagramme dans la tête, les 5 sens tournés vers la lumière, qui apportent l’éveil. Tu peux transformer toutes les situations en or, en lumière, en splendeur, en abondance. La paix, c’est la richesse et la guerre, la pauvreté. Une économie basée sur la guerre conduit à la pauvreté. Manger certains aliments conduit à la maladie. Tu ne marches pas de la même façon lorsque tu es malade. La santé, c’est une communication saine avec tous les mondes qui entrent dans ta sphère. La terre a plusieurs couches de protection et lorsque le soleil envoie ses rayons, elle les transforme dans l’atmosphère avant qu’ils ne touchent la terre. L’homme aussi a toutes les protections autour de lui, mais s’il y a un trou dedans, alors l’avidité, la colère, l’illusion de croire que tu es important, que tu existes par toi-même peuvent entrer. Après, tu marches dans ces illusions et tu n’as plus le pentagramme tourné vers haut. Tu sens que tu es perdu, que tu ne sais plus comment faire, que tu ne peux plus respirer, tu ne sais plus qui marche à travers toi, tu deviens un robot dans le rythme du monde.

L’être de la guerre et de la confusion viendra vers toi pour voir si tu as un corps, l’attitude et les paroles justes, sinon il te prendra tout. Tu dois savoir t’identifier, dire oui ou non. Si tu réponds de la bonne façon, tout passe. Jésus dit : « Donnez à César ce qui appartient à César et donnez à Dieu, ce qui appartient à Dieu. » Soyez clairs. Sachez ce qui mortel et ce qui est immortel. J’ai tout consacré en moi à Dieu et je le dis devant tous les mondes. La parole est la frontière et par le pentagramme lumineux, toutes les paroles sont vivantes.

Le moindre doute et tu ne passes pas, tu perds la paix. Nous avons une vie individuelle avec les pieds, les genoux, la semence, la digestion des expériences, le cœur qui ne rejette personne, la respiration et le sanctuaire de la tête qui est pour l’Ange. Mais il y a toujours des êtres qui t’empêcheront de vivre l’expérience jusqu’au bout parce qu’ils ne veulent pas que tu sois désillusionné. Ils ne veulent pas que l’homme aille vers la nature. Ils détestent les mondes vrais, les 4 éléments. Jamais, ils ne te conduiront vers un arbre, vers ton activité intérieure, vers la dévotion, à apprendre à toujours te calmer, à être immobile, à développer le dialogue, à aller vers la Mère, à marcher dans le chemin qui a été ouvert par les anciens pour nous.

Ouvrir un chemin de paix

Lors du jubilée, le maître Omraam Michaël Aïvanhov est apparu dans le feu. Il était Fils du Soleil de son vivant, il appelait l’Archange Michaël dans le feu et il venait. Il est maintenant comme un grand-père pour nous. Il a compris que rares sont les hommes sur la terre qui ont vu le feu et encore plus rares sont les êtres qui ont ouvert un chemin vers le feu. Pourquoi nous ne le voyons pas ? C’est une opacité qui fait croire que tu es un homme, alors qu’en réalité, tu es cette flamme, le soleil, les arbres.

Dans le jardin de la Lumière, des êtres feront l’expérience de la lumière, de voir que le feu est là, de le vivre. Il suffira que des Esséniens vivent de cette façon pour que tous les Esséniens soient nettoyés et protégés parce que ce sera une permanence. Nous prendrons soin de la paix et créerons des réserves naturelles pour les Anges. Si nous les préservons, nous préservons le monde entier. La vie organisée autour de nous agit sur nous. Si tu es longtemps dans un espace de silence, le silence agit. Si ta vie est remplie par la Mère, si tout est occupé, l’avidité et la colère ne pourront pas entrer. Au commencement était le Verbe, la parole, les relations, l’union avec tous les mondes et l’hommage à la Divinité.

Dieu nous parle à travers la paix. Il ne donne toujours que des semences à faire fructifier. La paix, c’est toute une science, une discipline. Si nous n’avons pas la paix à l’intérieur, nous ne l’aurons jamais à l’extérieur.  Si l’homme se libère du bruit en lui, la paix est omniprésente à l’extérieur.

Que l’Ange de la paix soit honoré, que l’Ange de la paix soit dans toutes nos relations, nos yeux, nos oreilles, qu’il soit la terre, le soleil, qu’il soit partout dans la victoire et que nous soyons des serviteurs de la paix, que nous conduisions toutes les forces vers la paix, la grande paix, que tous les hommes soient invités dans la paix, avec le respect des animaux, des arbres, que toute la vie soit en paix. Que la paix soit notre respiration, notre pensée, que toutes nos pensées soient avec l’Ange de la paix, que nous soyons doux et humbles de cœur et que nous marchions sur un chemin de prospérité, de splendeur, de lumière et de soleil. Je bénis l’Ange de la paix, je bénis tous les chants, toutes les danses qui œuvrent pour la paix. Que la paix de Dieu soit victoire jusque dans nos pieds, que nous puissions donner la paix à la Mère, à tous les Anges, à toutes les pensées, que tous les sentiments trouvent un chemin de guérison vers la paix. »

  • Olivier Manitara, « Le sens du goût, développe l’amour en tout», Éd. Essénia, 2011, p.69

 

Mise en texte : Jocelyne Construction

Olivier Manitara, Cookshire, matin du dimanche 8 février 2015

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