La bible essénienne

S’il y a bien un trésor qui est apparue sur la terre et qui mérite aujourd’hui d’être répandu sur la terre, c’est bien la bible Essénienne ou Bible du « Nouveau Commencement ». Comme son nom l’indique elle marque la fin d’une époque et annonce les prémices d’un jour nouveau qui arrive où les hommes pourront vivre en conscience dans la grande Maison de Dieu. Mais sa jeunesse et son contexte historique fait en sorte que bon nombre de chercheurs de lumières ignorent son existence, ou même peuvent se poser la question de sa raison d’être et de son objet.

La Bible Essénienne est un instrument de la volonté d’un monde supérieur qui a un plan de sauvegarde pour cette humanité en perdition. En effet, l’humanité vit dans un énorme déchet, sans s’en apercevoir réellement. Il y a dans son ciel, tout autour d’elle et à l’intérieur, une accumulation de déchets, de mondes en décomposition, qui ne sont plus recyclés et qui sont engendrés continuellement par une surproduction d’activités inintelligentes dans la vie extérieure et intérieure de l’homme.

« Les grandes valeurs de la religion de Dieu et de la Lumière se sont effondrées et avec elles, c’est l’humanité tout entière qui est en train de descendre dans les abîmes »

Archange Raphaël, psaume 241, verset 4

En délaissant la Religion de Dieu, en la transformant en une vulgaire superstition, les humains ont perdu l’intelligence qui permet de se gouverner et de se gouverner avec l’harmonie et la paix. « L’homme doit devenir capable de se libérer de son humanité pour se rappeler d’où il vient. Il vient d’un monde où la Lumière est vivante et où l’homme n’existe pas. Si le lien avec ce monde est rompu, tout sera perdu, car l’homme n’aura plus aucun moyen d’être autre chose que l’homme » (Evangile de l’Archange Michaël, psaume 138, verset 13).

C’est la raison pour laquelle la Bible Essénienne est fondamentale en ceci qu’elle est aujourd’hui l’outil mis à disposition par un monde supérieur pour la rééducation du genre humain. Pour comprendre cela, il est fondamental de se concentrer sur cette idée de la bible, son origine, son évolution, pour comprendre l’émergence, à cette époque, de la Bible du Nouveau Commencement.

Origine et rôle de la bible : une bible au service des hommes

Le mot « Bible » : vient du grec biblos. Ce mot a connu, au fil du temps, plusieurs mutations.

Il désignait à l’origine les feuilles de papyrus sur lesquelles on écrivait.

La notion générale de la Bible en tant qu’unique livre est plutôt moderne, bien qu’elle ait été assemblée sous forme de codex (livre ou recueil) au second siècle après le Christ. Au quatrième siècle de l’ère chrétienne, la Bible était encore désignée en latin comme « Bibliotheca Divina », c’est-à-dire « La bibliothèque Divine ». Ainsi, Chez les Juifs et les chrétiens, La Bible est un ensemble de textes considérés comme sacrés.
Sur le plan de la composition de la bible, Les différents groupes religieux peuvent inclure différents livres dans leurs canons, dans un ordre différent. Les textes des livres eux-mêmes ne sont pas toujours identiques d’un groupe religieux à l’autre. En effet chez les Juifs, La Bible hébraïque, nommée TanaKh, est un acronyme formé à partir des titres de ses trois parties constitutives : la Torah (la Loi), les Nevi’im (les Prophètes) et les Ketouvim (les autres écrits). Le TanaKh fut traduit en grec ancien à Alexandrie, et cette version, dite de la Septante, fut utilisée plus tard par Jérôme de Stridon pour compléter sa traduction latine de la Bible à partir de l’hébreu (la Vulgate) ; il fut également utilisé par les « apôtres des Slaves » Cyrille et Méthode pour traduire la Bible en vieux-slave.

Les chrétiens eux, nomment « Ancien Testament » la partie qui reprend le Talnakh. Lors du concile de Trente (1545-1563), l’Église catholique a ajouté à cet ancien testament 6 livres. Ainsi, la Bible chrétienne contient en outre le Nouveau Testament qui regroupe les écrits relatifs à Jésus-Christ et à ses disciples. Il s’agit des quatre Évangiles, des Actes des Apôtres, des Épîtres et de l’Apocalypse.

Pour le bibliste américain William M. Schniedewind, la composition des textes bibliques s’est étalée entre le VIIIe et le VIe siècles av. J.-C. Selon lui, durant cette période, où l’économie se globalise avec la montée en puissance de l’empire assyrien, l’écriture devient un élément crucial et un outil politique et idéologique « chargé de montrer le pouvoir et l’importance du roi ». L’écriture se répandant dans toutes les couches de la société judéenne, au cours du VIIe siècle av. J.-C., elle devient un « outil à l’usage des réformateurs religieux qui, les premiers, proclamèrent l’autorité de la parole écrite ». Cette nouvelle fonction est manifeste dans le Deutéronome… Elle atteint son point culminant dans les réformes du roi Josias, fondées sur la découverte de la parole écrite et les prescriptions qu’elle induit (2 Rois 22-23).

Par conséquent, de l’hébreu à l’araméen, puis au grec, la Bible a connu de multiples traductions au gré des scribes et des époques. Chaque traduction, y compris les plus actuelles, semble être désireuse de redonner un sens à une littérature dont l’interprétation de la lettre peut changer la compréhension du texte. A ceci s’ajoute, dans ces essais de traduction, la complexité de la prise du compte du contexte de la retranscription orale dans lequel ces textes ont émergé. En effet, le message de Jésus n’émane pas de son écriture, mais de ceux qui ont témoigné de son passage et qui ont voulu que son message perdure à travers le temps. Néanmoins, cette transmission n’a pas toujours été faite de manière exhaustive, et dès fois très orientée. La preuve en est l’existence des évangiles apocryphes révélés à travers les manuscrits de la Mère morte. Ces derniers nous montrent que certains témoignages des proches de Jésus ont été préférés à d’autres pour des raisons qui ne sont pas toujours en accord avec cette idée de l’éveil de la conscience. De plus, les textes bibliques n’ont donc jamais été figés, mais toujours sujets à interprétation ou réécrits et utilisés à des fins politiques afin de servir des aspirations hégémoniques. Ainsi, la compréhension du message de la bible est ainsi orientée vers des intérêts qui s’éloignent du message de la véritable religion de Dieu, devenant même la base de justifications d’atrocité commises au nom de Dieu à travers sa parole témoignée dans la Bible. Cette dernière ne joue plus réellement son rôle.

Le rôle de la Bible : Du service du bien commun au service des intérêts des hommes

Les textes sacrés qui constituent la bible, qui sont même pour certains plus anciens que l’existence de ce livre, ont toujours servis à organiser la vie en société. En effet, Ils sont le socle sur lequel s’organise et se structure la société. Si l’on reconnait de manière indéniable que c’est le droit qui cadre et essaye de coordonner les relations entre les hommes et ceci à tous les niveaux de leur vie, il faut pouvoir aussi reconnaitre que le droit tel que nous le connaissons s’inspire des textes sacrés de l’humanité en ceci qu’il cherche à organiser la société afin que tous les êtres qui s’y trouvent puissent vivre en communion comme il a pu exister à des temps immémoriaux. Dans ce contexte, la question du bien, des biens, et du partage de la richesse qui en découle a conduit les premiers législateurs à formuler des lois permettant aux êtres vivants de vivre ensemble en les emmenant par une idée de la morale à orienter leurs actions vers un but supérieur à leur seule existence. Pour les premiers législateurs, qui jouaient à la fois le rôle de religieux, de philosophe, de scientifique et même d’économiste, ce but supérieur était et devait toujours être en principe le Bien Commun.

Ce Bien Commun est essentiel car pour y parvenir les hommes doivent s’éduquer et apprendre à construire ensemble leur société à l’image des abeilles. C’est donc à la base les religieux qui devaient donner, à partir des lois divines, des outils permettant de guider le peuple vers ce Bien Commun qui n’est rien d’autre que Dieu, lui-elle-même. Ils savaient que dans ces textes sacrés, incompréhensible à première vue, se cachaient des clés ouvrant la porte du bonheur et de la prospérité, celui d’un monde supérieur sur la terre. C’est ce qui peut expliquer le fait que les rois, les dirigeants, qui étaient eux-mêmes des prêtres à l’image de pharaon (fis du soleil) donnaient leur vie entière à protéger le corps de Dieu sur la terre, le Bien Commun. Aujourd’hui encore, des souverains des pays prêtent serment sur la Bible, ou sur d’autres livres sacrés comme le Coran.
C’est une mémoire très ancienne qui est devenue aujourd’hui folklorique et sans grande valeur pour ce Bien Commun. Or, dans les temps très anciens, les dirigeants des peuples étaient formés pour prendre soin de l’Alliance avec Dieu et pouvoir le transmettre aux générations futures afin que sa volonté soit faite.

Leur engagement était honnête, vrai et ne se limitait pas qu’à un seul espace-temps. Ainsi, toute la vie de la société était organisée autour d’un amour profond pour la lumière. C’était donc tout une organisation qui était mise en place pour vivifier ces textes dans l’alliance afin que Dieu règne afin qu’il n’y ait jamais d’offenses au monde divin. La société était structurée de façon que chaque être soit à sa place, dans son individualité propre, au service du Bien Commun. Tout ceci pour dire que tout vient de Dieu, qui à travers ses envoyés à donner ses lois pour que les hommes puissent vivre dans la vertu. La Bible devait donc pouvoir jouer ce rôle de guide pour délivrer les hommes enfermés dans leurs concepts et leur idéologie de la morale pour les aider à construire le royaume de Dieu sur la terre. Sinon à quoi servirait une telle sagesse si ce n’est pour faire apparaître la beauté sur la terre ? Sinon à quoi servirait cette parole de Jésus « mon royaume n’est pas de ce monde » (Jean 18 :36) si ce n’est pour attirer notre attention sur le fait que nous ne vivons pas forcément avec Dieu et qu’il est fondamental de nous remettre en question pour pouvoir cheminer vers son royaume qui ne doit pas toujours rester invisible à nos yeux (c’est-à-dire au ciel).

L’histoire, nos vies actuelles nous montrent que nous sommes bel et bien passés à côté du message essentiel de la bible en particulier et par extension de tous les textes sacrés de l’humanité. Bon nombre d’hommes et de femmes sincères n’ont pas la clé de compréhension permettant de ne pas uniquement se limiter à la lettre. Ceux qui sont censés les guider sont comme « des personnes aveugles qui guident des aveugles ». Il n’y a qu’à regarder tous ces crimes et génocides commis au nom de la parole de Dieu alors que l’un des commandements communs à toutes les religions est de ne pas tuer.

Les hommes se demandent alors souvent pourquoi tout n’est pas plus simple, pourquoi la confusion règne, pourquoi ils ne parviennent pas à comprendre le message de la sagesse supérieure et à s’unir dans l’harmonie pour le réaliser et vivre conformément à la belle lumière. Ils se demandent pourquoi ils ne parviennent pas à s’entendre, à s’accorder, pourquoi ils n’arrivent pas à se parler et à se mettre d’accord, à s’unir dans la joie pour réaliser le Bien commun, ce qui apporterait le bonheur à tous.

La Bible essénienne, une nouvelle ère

Les origines de la bible essénienne : la Nation Essénienne, un groupe au service d’un monde supérieur divin

La Bible essénienne prend naissance dans la Nation Essénienne, cette communauté d’âmes unie pour servir la volonté d’un monde supérieur divin qui est de réinstaurer la véritable religion de Dieu.
En effet, la perte de sens, de valeur et d’identité qui règne aujourd’hui dans le monde prend sa source dans le fait que les religieux, les dirigeants et la bible n’ont pas joué leur rôle primordial, celui d’être au service de Dieu. Notre Père Ouriel, dans son évangile (Psaume 111, verset 6) nous dit ceci à ce sujet : « Le malheur pour l’homme est qu’il n’est pas bien éduqué. Il ne sait pas qui il est, comment il est constitué, d’où il vient, ce qu’il doit faire, vers quoi il doit tendre. Cette confusion est liée à l’incarnation de l’homme dans le monde de la densité et de la mort ».
Le monde de la densité et de la mort, c’est la chute, c’est-à-dire le lien perdu entre l’homme et le monde divin. La Nation Essénienne, qui a de nouveau renouer l’alliance avec un monde supérieur, émerge alors dans ce contexte comme une volonté du monde divin de permettre aux hommes de se rééduquer afin d’aller sur le chemin de la remontée vers Dieu.

La mission de la Nation Essénienne est d’ouvrir un nouveau chemin pour une autre humanité. Pour guider ce peuple, pour lui permettre de sortir des ténèbres de l’esclavage et de la maison de servitude, le Père, celui que nul n’a jamais, a voulu que nous recevions sa nouvelle révélation pour notre époque : la Bible Essénienne.
Dieu a voulu que sa religion apparaisse sur la terre dans un renouveau. Ainsi, demain, « la religion essénienne sera la nouvelle religion des hommes sur la terre, la nouvelle alliance de l’homme avec Dieu ; elle sera la guérison des mondes, non pas dans le sens que les hommes donnent généralement à ce terme, mais dans un sens plus grand, plus large, plus global, celui de rétablir le dialogue et l’harmonie entre tous les mondes, tous les règnes et d’instaurer des règles de vie qui apporteront le bonheur et la plénitude » (Evangile de Raphaël, psaume 184, verset 6).

La Bible essénienne, la base de cette religion essénienne, est le résultat de plusieurs années de dévotion d’un peuple envers un monde supérieur divin. Elle apparaît en effet dans le cadre de la Ronde des Archanges, cette discipline qui consiste à célébrer les 4 fêtes des Archanges Michaël, Gabriel, Raphaël et Ouriel, les 4 visages de Dieu. Entre 2003 et 2018 lors des grandes célébrations de la Ronde des Archanges qui ont lieu aux solstices et aux équinoxes, les Esséniens se sont réunis (et ils continuent à le faire) pour appeler et fêter à tour de rôle les Pères de la Tradition de la Lumière sur la terre et dans l’humanité.

C’est au cours de ces célébrations que les Archanges ont révélé leur message à l’humanité grâce à une méthode ancestrale connue des esséniens qui consiste à communiquer avec des mondes supérieurs, c’est-à-dire la théurgie. Pour rappel, la théurgie est l’art d’enfanter les Dieux jusque dans la réalité de la terre, à travers la célébration des mystères divins. Dans un lointain passé, ces mystères étaient célébrés à travers la mise en scène d’écritures et de symboles sacrés qui étaient la matérialisation d’intelligences et de forces cosmiques dépassant tout entendement humain. En se concentrant sur ces écritures divines et en les activant à travers certains mouvements, danses, chants et paroles sacrés, les initiés appelaient et parvenaient à incarner des Divinités. C’est donc ce savoir-faire issu de la tradition de la lumière mis en pratique au cours de ces célébrations dans des temples consacrées à Dieu dans différents lieux (France, Espagne, Italie, Canada, Haïti, Italie, Suisse), qui a permis à chaque Archange de transmettre son enseignement durant sa célébration, comme ils le furent jadis à travers Enoch et après lui la lignée des prophètes et des maîtres qui ont porté la parole de Dieu en vérité et pureté sur la terre pour le bien de tous les êtres.

Cet enseignement a été retranscrit sous la forme de ce qui est appelée par les esséniens les psaumes des Archanges. Les psaumes recueillis auprès de chaque Archange ont donné dans un premier temps quatre Evangiles : Celui de Michaël, de Gabriel, de Raphaël et d’Ouriel. Ensuite, ses quatre Evangiles ont été réunis en seul livre qui a donné naissance à la Bible Essénienne, encore appelée Bible du Nouveau Commencement. Nouveau commencement, car elle pose les bases d’une nouvelle ère qui doit apparaître sur la terre pour la victoire du Bien Commun qui est notre Dieu Père-Mère.

La bible essénienne, la volonté de Dieu

L’une des forces de la Bible Essénienne est qu’elle n’a pas écrite par un homme. Son auteur, c’est Dieu lui-même. Ainsi la Bible du Nouveau commencement est la preuve vivante de la nouvelle manifestation de Dieu au sein de l’humanité. Un groupe d’hommes et de femmes se sont assemblés dans des temples consacrés à Dieu pour recueillir son message à travers ses 4 visages (le feu, l’air, l’eau et la terre) sans lesquels il n’y aurait pas de vie. Ainsi, à travers ce livre se matérialise de vibrations pures de la présence de Dieu, libre des concepts et des visions étriquées de l’homme.

Chaque psaume qui la constitue est un messager, un envoyé de Dieu venu délivrer un message clair, universel à ceux qui aujourd’hui ou demain poseront leurs yeux sur ces textes sacrés. De plus, le contenu de cette bible ne vient pas confronter les écrits de la Bible des chrétiens, mais comme les dépoussiérer du poids de âges, afin que nous puissions rééduquer notre regard et notre compréhension sur les paroles qui ont été prononcés jadis par des prophètes. Tous les aspects de la vie de l’homme sont abordés afin qu’il comprenne qu’il n’est pas le centre du monde, mais qu’il a un rôle à jouer dans l’équilibre des mondes. La Bible essénienne éclaire le profond symbolisme de toutes les traditions, de toutes les religions car elle est une nouvelle révélation de ce qui a existé de toute éternité. Elle incarne le principe sacré de l’homme qui parle avec les Dieux et aussi avec son Père, sa Mère et la famille de la Lumière. Bien sûr, en ces temps troublés, la divulgation d’une telle sagesse n’est pas sans risque, car elle peut être mal comprise. Mais d’un autre côté, elle est plus que nécessaire, car celles et ceux qui aspirent à s’éveiller et à recevoir les outils nécessaires à leur évolution ne doivent pas être abandonnés ou mis en esclavage dans des dogmes illusoires. Contrairement à des textes anciens, elle apparaît du vivant d’un Maître, d’un prophète qui se tient dans l’Alliance avec Dieu comme le fut jadis Enoch, Moise, Jésus, Mahomet, Bouddha, Mani, Zoroastre, et tous ces serviteurs de Dieu qui ont apporté sur la terre la Lumière. Ainsi, la transmission de Dieu est pure en ceci qu’elle ne sera pas faite sur la base des interprétations des disciples du maître comme cela été le cas dans la majeure partie des religions dites révélées.

Les écrits de la Bible essénienne, ne sont pas transmis en parabole ou en récit pour lesquelles il faudrait avoir des clés de lecture. Ces textes apparaissent clairement dans un langage accessible à tous et répondent à une problématique à laquelle nous pouvons tous être confrontés. La concentration n’est donc plus mise sur le décryptage du récit, ou de la parabole, mais sur la méditation de la sagesse permettant une réelle transformation de l’intérieur. C’est pourquoi l’étude est fondamentale dans la tradition essénienne car elle permet de structurer sa pensée, nourrir ses sentiments de la belle pensée, activer la volonté pour accomplir des œuvres qui sont en accord avec la sagesse éternelle.

Ainsi, plus qu’une sagesse supérieure, la Bible essénienne apporte une énergie surprenante, une force qui pousse à l’action, à la transformation. C’est une énergie qui touche l’intérieur et agit en douceur, sans bruit, pour guérir, équilibrer, pour libérer et transformer. Les Esséniens se servent de ces paroles de sagesse dans leur pratique quotidienne. Elles sont aussi employées pour la grande célébration des 4 cultes des Divinités du feu, de l’air, de l’eau et de la terre de Lumière : la ronde des Archanges.

Il s’agit là d’une discipline essentielle qui permet de sanctifier le Nom du Père, et cette discipline est également accomplie journellement par des prêtres consacrés comme un service pour le bien de tous les êtres. Elle permet de vitaliser puissamment chaque parole de la Bible essénienne en dotant chaque mot d’une force magique et d’un pouvoir créateur particulier. Il ne s’agit donc pas ici d’instrumentaliser les paroles de Dieu pour asservir les autres, mais plutôt de se mettre au service des autres en nourrissant en eux le sublime à travers l’hommage à Dieu, la vie.
Ainsi, on comprend cette parole du christ, « le plus grand d’entre vous sera le plus grand serviteur ». En effet, il ne s’agit d’être grand par les armes, par la guerre et le sang versé, mais par l’amour pour Dieu, par un service désintéressé et impersonnel afin que sa volonté s’accomplisse sur la terre comme au ciel.

Alors la question qui se pose est donc de savoir combien de temps faudra-t-il aux hommes pour qu’ils se rendent compte de la nouvelle manifestation de Dieu et acceptent tout simplement de se remettre en question. Dieu ne vient jamais comme on l’attend, et c’est à nous de le trouver là ou il est et où il a décidé d’apparaître, car il n’est pas le Dieu des morts, mais celui des vivants. Aujourd’hui les humains sont un peu comme ces pharisiens dans la bible, sachant tout sur tout, riche de leurs connaissances, de leurs dogmes, de leurs croyances, n’étant pas toujours prêt à accepter le nouveau. Or le Christ a dit « il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu » (Matthieu 19 :24). Il ne parlait pas du riche au sens où nous pouvons l’entendre, celui qui a de l’argent, mais plus justement de ceux qui sont emplis de leur connaissance et de leur science au point de plus savoir où est réellement Dieu. Dire Que Dieu n’est plus en mesure de parler, de transmettre son message, c’est comme établir une loi selon laquelle aucun arbre fruitier ne peut donner de nouveaux fruits sous prétexte qu’il en a déjà donné avant. Cette loi serait contre nature et même dangereuse pour le futur.

Alors acceptons d’être démunis de nos concepts sur Dieu, la Vie, et ayons le courage de nous ouvrir pour entendre ce qu’il a à nous dire et à nous transmettre à travers son Evangile du Nouveau commencement qu’est la Bible Essénienne, le livre de notre renouveau.