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Engendrer un double pour l’éternel

Olivier Manitara, Cookshire, matin du dimanche 09 novembre 2014

Olivier Manitara soulève l’importance de la pratique dans l’étude, la dévotion, les rites et les œuvres pour vivifier les doubles de notre tradition. « Il n’y a que le double qui suit après la mort.  »

Les modèles de Jésus et de Bouddha

« Nous avons besoin de modèle de clarté, d’orientation et d’inspiration sur lesquels nous pouvons nous appuyer, pour savoir qui nous sommes. Dans la tradition essénienne, Jésus est un modèle de concentration parfaite. Ses paroles le démontre : «Le Père et moi, nous sommes un. Qui me voit, voit le Père.» Il vivait toujours avec cette conscience d’être avec le Père et d’être le Père. Il était dans l’identification et la connaissance de lui-même et non dans un monde extérieur intellectuel. Jésus parvenait à demeurer dans la concentration constante de son rayon, sans aucune protection, dans une sorte d’errance sur terre. Il vivait éveillé dans des mondes supérieurs aussi objectifs que le corps physique.

Le maître Jésus est aussi un modèle d’amour, «Vous êtes en moi et je suis en vous. Dieu a tellement aimé le monde qu’il a envoyé son fils unique pour le sauver. Ce que je fais, vous pouvez le faire et plus encore. » C’est une déclaration d’amour. Il ne se présente pas comme quelqu’un de différent mais comme un être éveillé avec des sens constitués pour capter une réalité plus grande, l’omniprésence de Dieu. Ce n’est pas une problématique de l’esprit qui nous éloigne de Jésus mais l’absence de certains organes. Nous pouvons avoir des pensées qui font mal et nous rendent malade mais Jésus faisait en sorte que tout soit nettoyé. C’était pour lui une évidence, puisqu’il vivait dans l’unité. Il acceptait toutes les épreuves parce qu’il voulait faire la volonté de son Père. Il glorifiait les mondes supérieurs par ses paroles qui organise et prennent soin de la vie. La faiblesse de Jésus c’est qu’il a fait couler son sang; il a préféré mourir plutôt que de trahir le Père. Il n’y avait aucun compromis. Il savait son destin et acceptait tout consciemment, quoi qu’il en coûte mais que le sang coule d’un côté ou de l’autre ce n’est jamais bon.

Le bouddha n’a pas fait couler le sang. Il demeure en dehors de la guerre, dans une sérénité qui démontre la grandeur d’une vie intérieure. Il est un modèle d’éveil. Il nous permet de sortir de soi pour tendre vers l’intériorité, dans une posture méditative. Par elle, le corps, composé de milliards de cellule est imprimé. Le corps empli de mémoire, s’investi de la posture qui continue d’exister dans le subtil.

La posture vise un état d’être particulier. Si je veux savoir ce que vie le Bouddha, je lui demande; Maître qu’est-ce que tu vis? Ou qu’est-ce que l’éveil? Ou pourquoi as-tu choisi cette posture? Des réponses viendront car il est partout. Mais si tu veux vivre avec lui, tu dois accomplir la posture par toi-même et traverser la frontière intellectuelle. Ta concentration se dirige vers celui qui a vécu ce geste et qui correspond à son état. Si tu sais le faire, alors tu entres dans l’être qui a engendré la posture mais ce n’est pas le Bouddha. Tu es ad ombré d’un double engendré par le Bouddha, qui a atteint un état d’éveil supérieur modifiant son corps, son être à l’intérieur. Le double est la transmission de ce qui est important dans la vie, au-delà du corps. Tel est la valeur du geste, les bouddhistes le reconnaissent ainsi que les esséniens avec les arcanas.

Transmettre la vie

Énoch a dressé la pierre et par ce geste, il a amené le principe de redresser. Peter Deunov a dit : Quand un homme fait une chose avec amour, alors les autres l’imitent. Nous nous imitons les uns les autres au cœur de nos familles. Si tu veux transmettre quelque chose à quelqu’un, tu le fais devant lui et il t’imite. Lorsque tu es dans l’apprentissage, tu essaie de capter l’essentiel en observant et en écoutant discrètement. Lorsque tu maîtrise un savoir, tu commences à l’exposer, à t’ouvrir. Si tu fais des choses avec amour, les êtres vont vouloir les faire aussi. Si ce n’est pas le cas, la vie s’éteint dans ce que tu fais et un double négatif apparaît. La plus belle chose au monde peut devenir un rien du tout. Dès que le geste est fait, il y a une hérédité. Dès qu’un double apparaît sur la terre, il va s’associer avec d’autres pour former une mémoire, un égrégore, une intelligence plus grande que le corps, un ciel qui va gouverner. Si cela n’a pas été engendré avec un monde supérieur, c’est destiné au recyclage. Le corps est recyclé mais ce qui anime le corps continue à vivre dans des mondes.

Par tes gestes, tes associations tu sais qui tu es. Tu peux t’identifier à Bouddha et sentir l’effet qu’il a sur toi. Tu peux accomplir le mouvement jusqu’à ce que le corps du Bouddha entre en toi. Tu peux aussi te concentrer sur ses paroles, car derrière elles, c’est le double. Par la suite, ces êtres, Bouddha, Jésus, disparaissent au niveau du corps, tu constate que l’expérience est universelle et tu deviens un éveillé qui touche la terre. Tu fais apparaître le double.

Le corps physique est mortel et personne ne peut réaliser la perfection dans le monde visible, mais cela est possible avec le double, dans les mondes subtils. Bouddha à réaliser la perfection dans sa vie et lorsqu’il est mort, il a abandonné son véhicule pour partir dans le monde qu’il avait préparé, le double.

Un monde, une pratique

En toute chose, il y a une merveille. C’est toujours le monde entier qui nous permet de vivre mais s’il n’y a plus de goût, plus d’âme, il n’y a plus rien. Tout est dans la beauté de la préparation, de la transmission du savoir-faire, du prendre soin et chacun fait quelque chose pour le bien. Auparavant, pour te faire un corps de menuisier, tu regardais un menuisier travailler et tu faisais les mêmes gestes, tu l’imitais pour entrer dans la corporation des menuisiers. De même aujourd’hui, tu t’entraîne d’abord et tu te libère ensuite de celui qui te l’a montré. Mais, si un individu n’apporte pas le bien, c’est l’imposture et le double n’est plus bénéfique. La forme peut être parfaite mais des esprits seront contre lui. Si des êtres polluent le double avec des mauvaises pratiques alors toutes les influences dans le double tombent malade. La venue de techniciens et d’enseignant pour éduquer dans des classes ont détruit les doubles.

Tu dois être né avec Jésus, avec Bouddha pour savoir qui tu es. Si ces êtres ne sont pas importants pour toi alors tout ira vers le bas. Un être comme Peter Deunov est vénéré pour le double qu’il a engendré, qui remonte jusqu’au corps du Christ, jusqu’à Énoch. Le double de la Ronde des Archanges doit être transmis dans la pureté, celui engendré par les textes sacrés des évangiles doit remonter vers l’origine. Imagine, lorsque tes yeux sont les yeux de Dieu, c’est l’éternel.

Tu dois te rattaché à un double sacré, en t’éveillant de l’intérieur, par une bonne respiration, en sentant les forces autour de toi et avec l’intention qui nourrit les mondes. Nos doubles doivent être purs et sacrés. Bouddha ne s’est pas éteint même après 2500 ans. Nous en parlons encore et nous pouvons étudier son message, le vivre et le vérifier. Ce qui importe c’est le message qui est transmit. Je vous ai montré à prier dans le temple, comment faire un corps à un Archange et notre discipline sont les sept étapes de la vie. Nous disons aux esprits et aux génies que nous sommes désolés des doubles impurs, que nous voulons reprendre notre vie en main avec une intention pure et la volonté de nous poser. Nous voulons nettoyer les doubles dans notre tradition pour les transmettre dans la pureté. Pour y parvenir, nos doubles sont vivifiés dans toutes nos activités. Pour chacune d’elle, il doit y avoir des êtres consacrés dans la pratique. C’est par la pratique, que tu obtiens le double en toi, et que tu hérites de ce qui a été fait avant toi, par ceux qui l’ont porté.

Dans la société, lorsque le président d’un pays entre dans sa fonction, il devient ad ombré de cette fonction de président et il hérite tout ce qu’ont fait ces prédécesseurs. Le double qui est entré, lui fera dire des paroles qu’il ne pense pas. Il devra bafouer ses croyances d’homme, se détruire, pour maintenir sa fonction. Ces êtres qui portent des nations devraient avoir des bénédictions, des conseillers à tous les niveaux. S’ils sont mal conseillés, ils prendront des décisions qui engendreront le corps de la nation tout entier pour des générations. Pour éviter de créer un mauvais double, tu dois vivre avec de grandes pensées car la banalité, sans âme, éteint le feu. Allumer le feu à l’intérieur de soi c’est mettre de la beauté, de la valeur, faire apparaître la lumière dans les relations, dans la dévotion, dans le travail et créer des endroits de rappel à soi. Pour cela il nous faut des modèles qui permettent la transmission de corps. Tu peux te construire un corps de Lumière avec les anciens. Il n’y a que le double qui suit après la mort.  »

 

Mise en texte : Jocelyne Construction

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