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Divine Kabala

La kabala est vivante aujourd’hui, non pas comme une superstition, une révélation qui auraient été vivantes dans le passé et qui continueraient aujourd’hui machinalement ; non, elle est vivante d’un art de vivre et d’une intelligence en action.

Le but de la kabala authentique est de créer un corps parfait dans l’homme et autour de l’homme qui permette au verbe des origines, à la parole divine de se manifester et de se faire chair.

Une fois que ce corps est créé dans l’homme, celui-ci ne goûte plus la mort, mais il peut vivre avec les Dieux. Il entre sur le chemin de l’immortalité.

Autour de l’homme, ce corps engendre alors la civilisation, la société parfaites. Ce corps est aussi appelé : le royaume du Père et de la Mère, l’union du ciel et de la terre. 

Le mot « Kabala » signifie « Tradition », « transmission ». La doctrine ésotérique des Hébreux fait remonter cette tradition à Moïse qui, après avoir reçu les tables de la Loi par l’intermédiaire d’Énoch, n’en transmit qu’une partie au peuple et réserva l’autre à ceux qui étaient initiés aux mystères les plus sacrés.

Moïse put à son tour transmettre la Kabala parce qu’il l’avait lui-même reçue des grands hiérophantes d’Égypte. Les tables de la Loi sont les cartouches de Pharaon, et Moïse redescend du Sinaï comme le nouveau Pharaon, le nouveau Fils du Soleil, le nouveau guide de l’humanité et de la terre. Il transmet la « Thot Ra » ou « Thora » à un peuple de prêtres qui sont aussi appelés Esséniens1, ceux qui gardent le corps de Pharaon. C’est ce corps vivant, cette arche d’Alliance, ce verbe fait chair qu’est Pharaon qui renouvelle sans cesse la mémoire divine et la tradition des maîtres2 sur la terre.

1 Dans la langue originelle de l’humanité, ESSENE signifiait celui qui étudie Dieu à travers toutes ses manifestations et qui prend soin de Lui en cultivant toutes les vertus de la Lumière, que les Esséniens ont appelées les « Anges ». Ainsi, « Essénien » désigne un état de conscience et une façon d’être au monde qui ont toujours existé sur la terre et qui sont potentiellement présents dans tous les êtres humains, comme un germe divin et immortel.

2 – Pour en savoir plus sur les principaux représentants de cette tradition, consulter le livre d’Olivier Manitara La Tradition Essénienne, ce que l’on ne vous a jamais dit…, paru aux Éditions Ultima et Cœur de Phénix.

La Thora et les cartouches de Pharaon

Dans l’ancienne Égypte, Pharaon était le représentant du monde divin sur la terre, celui qui faisait régner la justice de l’amour pour le bien de tous les êtres, non seulement des hommes, mais aussi des animaux, des végétaux et des minéraux. Pharaon était aussi appelé « la Grande Maison », car en lui tous les êtres étaient pris en compte, pouvaient trouver leur juste place et s’accomplir pleinement, en harmonie avec l’ensemble.

Mais pour l’entourage proche de Pharaon, essentiellement constitué par des prêtres et prêtresses initiés dans les plus hauts mystères de la vie, Pharaon était la manifestation du Dieu Thot Ra, celui qui transmet le savoir divin, l’enseignement universel, la loi divine, la Thora.

La Thora n’est donc pas limitée à la tradition juive puisqu’elle vient de l’Égypte et avant elle, du grand Énoch, le père fondateur de la Tradition Essénienne, de la tradition des Enfants de la Lumière. « Thora » est une abréviation de « Thot Ra », qui signifie l’enseignement du Soleil, de la Lumière.

Ainsi, à travers ce nom sacré, Moïse nous révèle sa filiation directe avec l’Égypte, dont il reçut tout son savoir. C’est ce savoir qui venait des grands hiérophantes égyptiens – et qu’il avait reçu sous une nouvelle forme sur le mont Sinaï – qu’il grava dans la pierre pour en faire les tables de la Loi, les fondements de la Thora.

En Égypte ancienne, ces tablettes sacrées étaient connues sous le nom de « cartouches de Pharaon ». Et de même que Moïse réserva la doctrine ésotérique de la Thora aux seuls prêtres gardiens de l’Alliance, Pharaon ne révélait le sens profond et véritable de ses cartouches qu’à ceux qui s’en étaient montrés dignes après avoir triomphé des épreuves de l’Initiation.

Seul Pharaon peut transmettre la Kabala

Aujourd’hui, pour beaucoup de kabalistes ou de spiritualistes, la Kabala est un corpus de livres qui servent de référence. Je ne nie pas la valeur de tels livres et de tels enseignements qui émanent d’une tradition authentique, mais ils ne sont que les traces de quelque chose qui exista dans un lointain passé et qui était alors vivant et agissant dans une puissance et une gloire que nous ne pouvons imaginer avec notre vision et nos sens limités, conditionnés et formés par une culture essentiellement matérielle, vide d’âme et d’intelligence.

Dans ce lointain passé, la Kabala désignait le corps de la tradition de la Lumière manifesté à travers un homme préparé et élu par un monde supérieur pour accomplir cette mission. C’est à travers ce corps et uniquement à travers lui que pouvaient être transmis l’enseignement de la Lumière, le savoir divin, et l’Initiation.

En effet, non seulement la transmission ne peut se faire sans la présence d’un maître vivant, mais surtout elle n’a alors plus aucun sens, aucun but. Faire vivre le monde divin sur la terre à travers un homme ou un collège sacré, comme peut l’être la Ronde des Archanges pour notre époque, est le but de la Kabala, de l’enseignement divin. De plus, les livres contenant les mystères sont toujours scellés et seule la présence de la vie à travers un maître authentique peut rendre vivante la parole et ouvrir les sceaux en celui qui s’en est montré digne. Même en sa présence, même lorsqu’ils sont collectifs dans leur accomplissement ultime, la révélation et le cheminement sont toujours individuels.

Le mot « Kabala » veut effectivement dire « Tradition », « transmission », mais le secret réside dans celui qui transmet. S’il n’y a pas de transmetteur, rien ne peut être transmis.

Énoch et le secret du buisson ardent

« Énoch » vient d’anouki, qui signifie « la vie » et que l’on retrouve dans la croix de vie des Égyptiens sous le nom d’ankh, c’est-à-dire anouki sans les voyelles, car les Égyptiens n’écrivaient pas les voyelles. Les Égyptiens ont donné le nom d’ankh à leur symbole central en hommage à celui qu’ils considéraient comme leur père, le grand Énoch, le père de la tradition des Enfants de la Lumière et celui qui apporte la vie.

La tradition essénienne rapporte que le buisson ardent que rencontra Moïse désigne en fait le corps de Lumière d’Énoch. Ce corps de Lumière est la véritable arche d’Alliance, car il contient la mémoire divine d’Énoch, et donc du savoir divin qui permet à l’homme de s’engager sur le chemin de la remontée vers le Père en entraînant avec lui la terre entière.

La croix ankh que tenaient les pharaons dans leur main droite représentait donc le corps de Lumière d’Énoch. Ainsi, aucun homme ne peut devenir un maître authentique ou un Enfant de la Lumière s’il n’est pas relié d’une façon ou d’une autre à la mémoire d’Énoch.

Le Tétragramme,

le secret du Nom de Dieu de 4 lettres

Dans presque toutes les traditions des peuples, de l’Inde (avec les Divinités à 4 têtes) à l’Égypte et au Mexique (avec les pyramides à 4 faces et le sphinx), en passant par la Grèce (où les pythagoriciens parlèrent de la tétrade sacrée) et la Palestine de Jésus (le Christ au milieu des 4 évangélistes et des 4 animaux saints dans l’Apocalypse, qui sont les mêmes que ceux qui composent le sphinx), nous retrouvons une structure et une connaissance communes de l’homme, de l’univers et de Dieu.

Les Égyptiens, qui furent au temps des pharaons authentiques les créateurs de la plus grande civilisation que la terre ait jamais connue, appelaient le principe du Père « Osiris » : c’était la première lettre du Nom de Dieu, correspondant à l’élément feu dans la nature ; Isis représentait le principe de la Mère : c’était la deuxième lettre du Nom de Dieu, correspondant à l’élément air dans la nature ; Horus était le Fils, l’homme originel pensé et voulu par le Père-Mère-Source : c’était la troisième lettre du Nom de Dieu, correspondant à l’élément eau dans la nature ; enfin, Pharaon était la Fille (on l’appelait aussi « l’Abeille »), la présence du Père et de la Mère de l’univers incarnée jusque dans un corps physique. Saint Jean parle de ce mystère dans son Évangile quand il dit que Jésus était « le Verbe fait chair », c’est-à-dire Pharaon, la quatrième lettre du Nom de Dieu, qui correspond au quatrième élément, la terre.

Les causes secrètes de l’échec de Jésus

Jésus est venu dans la lignée de Moïse. Il est né des Esséniens, mais ces derniers n’ont pas su lui former un corps pour qu’il se manifeste sur la terre, dans le monde des hommes. À cette époque, les Esséniens avaient perdu toute la puissance qu’ils avaient en Égypte quand Pharaon régnait en roi légitime et qu’ils étaient réunis autour de lui comme un corps stable et parfaitement structuré. C’est pourquoi Jésus a dit : « Mon royaume n’est pas de ce monde, sinon les miens (les Esséniens) auraient combattu pour moi. » Jésus était le Nom sanctifié du Père, la quatrième lettre manifestée du Tétragramme sacré. Mais il n’a pas pu manifester le règne du Père – la deuxième parole de la prière du Notre Père –, car les hommes et leurs institutions en place ne l’ont pas voulu et se sont opposés à lui. Tournée différemment, la parole du Christ prend tout son sens : « Mon royaume (le monde divin) aurait pu être dans ce monde si les miens (les Enfants de la Lumière) avaient combattu pour moi, s’ils s’étaient unis pour donner au monde divin un corps de manifestation concret, structuré et agissant dans le monde, comme au temps des pharaons. » C’est aussi pour cette raison que le maître a prononcé cette parole mystérieuse qui apparaît maintenant comme une évidence : « Les fils des ténèbres (les matérialistes) sont plus intelligents que les Enfants de la Lumière (les spiritualistes) », car eux au moins, ils s’unissent et ne « pinaillent » pas pour des détails inutiles ou pour faire de l’argent à n’importe quel prix, quand leurs objectifs communs sont en jeu.

Le pouvoir divin de l’argent

Contrairement à ce que beaucoup de spiritualistes affirment « gratuitement », l’argent peut devenir une force incroyable pour le monde divin et la victoire de la Lumière si les hommes l’utilisent pour faire des œuvres qui glorifient la Lumière. Par exemple, à travers des œuvres telles que les Villages Esséniens ou la diffusion de livres de sagesse, l’argent est sanctifié et devient un puissant instrument pour faire fructifier la Lumière et lui ouvrir les portes du monde. Le commerce doit être au service d’une œuvre grandiose pour la Lumière ; tel est le grand œuvre qu’ont réalisé les Égyptiens et qui leur a permis d’enfanter une telle splendeur sur la terre. C’est ce qui a manqué à Jésus et qui l’aurait mis dans la gloire et la victoire, ainsi que tous ceux qui ont participé à son œuvre. Mais il faut une grande maîtrise pour parvenir à unir les 2 mondes (humain et divin) dans une perfection aussi incroyable que la civilisation égyptienne.

Seuls les spiritualistes hypocrites diront qu’il est négatif de faire de l’argent avec le spirituel. Eux-mêmes font de l’argent, mais au service de qui le mettent-ils ? Et en sont-ils seulement conscients ? C’est cela qu’il faut se demander…

La Kabala, de Jésus aux Esséniens contemporains

Le maître Jésus a été l’un des plus grands pharaons depuis l’exode de la terre d’Égypte. Mais l’exil a été encore plus grand après lui, car il a été rejeté par les prêtres et les institutions qui auraient dû lui former un corps sur la terre et lui donner la puissance. C’est pourquoi il a dit : « Les renards et les hiboux ont leurs tanières, mais le fils de l’homme n’a pas un endroit où se reposer. »

Après Jésus, saint Jean est devenu Pharaon, le représentant de la tradition des maîtres, de la Kabala, le gardien de l’Alliance. Ensuite, il y a eu Apollonius de Thyane, puis le grand Mani[2] qui, comme Jésus, a été crucifié, martyrisé et humilié sur la place publique.

Saint Jean, comme Mani, a cherché la façon de redonner un corps à Pharaon, de ressusciter la Kabala, c’est-à-dire de reconstituer la Nation Essénienne sur la terre, comme au temps de la grande Égypte des Fils du Soleil.

Aujourd’hui, la Kabala essénienne est de retour avec la résurrection de la Ronde des Archanges, qui est la maison du Père et de la Mère, mais également l’Alliance des 7 règnes de la création pour glorifier la Lumière commune.

Peut-on parler d’une Kabala essénienne ? Bien sûr, car les Esséniens sont l’origine même de la Kabala en tant que gardiens de la tradition primordiale. Les Esséniens sont les élus cohens, les élus d’Énoch, le peuple des prêtres du Dieu vivant, incarné dans Pharaon.

Pour en savoir plus :

Découvrez le livre: Divine Kabala sur la bibliothèque essénienne

Ed. Essenia

[1] – Pour en savoir plus sur le projet mondial des Villages Esséniens, consulter le livre d’Olivier Manitara Le Village Essénien, une terre pour Dieu, paru aux Éditions Essénia.

[2] – Pour en savoir plus sur Mani, consulter le livre d’Olivier Manitara Mani, fils bien-aimé de Dieu, paru aux Éditions Essénia.

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