L’Archange Raphaël et le corps d’air

Avec son corps d’air, l’homme entre en contact avec l’immensité, le monde de l’Archange Raphaël. Son hiéroglyphe correspond aux ailes du Papillon et au passage de la Chenille au Papillon. Avec le corps d’air, l’homme s’élève vers des mondes supérieurs et la révélation des mystères.

L’homme doit donc connaître et maîtriser son corps d’air, connaître son fonctionnement, lui donner la nourriture dont il a besoin afin qu’il puisse s’envoler vers les hautes régions de l’esprit.

La conscience du corps d’air se forme par une respiration consciente, posée et calme. Ainsi, l’homme peut avoir accès à des pensées nobles et élevées

La méditation et la concentration

La méditation, la respiration, la pensée sont liées au corps d’air.

L’homme doit maîtriser sa pensée par la méditation afin de rendre vivant et agissant le corps d’air en lui.

L’homme doit harmoniser en lui tous ses mécanismes afin qu’il soit fluide et qu’il puisse entrer dans la légèreté et la subtilité du monde de l’air.

Seule la méditation peut permettre à l’homme de maîtriser sa pensée. C’est l’art des êtres capables de mettre au monde des œuvres qui toucheront la terre.

« La vie entière de l’homme devrait être une expérience de méditation.

Ce qu’un homme peut expérimenter durant l’exercice de la méditation et de la concentration lui révèle ce que va être toute sa vie.

De tous les côtés, il y a des influences perturbatrices qui n’ont de cesse de vouloir séduire l’homme, l’accaparer, capturer son attention pour finalement le détourner de son but et de sa concentration. »
Gabriel, 131

La capacité à se concentrer est la force qui permet de contenir une idée et de pouvoir la réaliser.

Les Racines

L’homme doit avoir de solides racines. Les racines permettent à l’homme de se fixer dans la terre pour ne pas se faire attraper par les puissances du monde de l’air, qui ont le pouvoir sur lui de le balloter à leur guise si l’homme ne sait pas qui il est. La moindre pensée dysharmonieuse peut entraîner l’homme dans le grand tourbillon de la vie sans qu’il n’ait la force de se rattacher à ce qui est réel en lui. L’homme doit être conscient, il doit se connaître dans sa racine, c’est-à-dire ce qu’il est dans les profondeurs, ce qu’il est dans son être vrai.

Ainsi, quand l’homme médite, il doit savoir qu’il est là, toujours fixé. Il doit s’élargir tout en restant ancré et ne rien attraper. Ainsi, il s’ouvre comme une fleur à la lumière du savoir qui éclaire et nourrit l’âme, les profondeurs.

L’homme doit être stable, solide, posé sur les racines de son être véritable, maitriser le mouvement universel de son corps de terre, il doit aussi avoir traversé le monde des influences magiques, son corps d’eau, alors il peut accéder à un monde plus fin, plus subtil, un monde sans frontières, ni limites, il peut avoir accès à la mémoire de l’humanité à travers son corps d’air.

Les organes de l’homme doivent être parfaitement alignés.

La tête doit être au service du cœur et le cœur doit être aligné avec la tête pour que l’action soit correcte.

La pensée, le cœur et la volonté sont la sainte trinité qui permet à l’homme de créer et de réaliser.

Le cœur doit toujours être le moteur de la vie avec le désir de vivre dans l’expansion de l’expérience.

L’homme qui a harmonisé et équilibré son cœur avec sa pensée et sa volonté est entré dans la verticalité de son être profond.

Le mouvement juste

Bien des hommes se plaignent parce qu’ils n’arrivent pas à vivre leurs rêves et à réaliser une œuvre. Ils ne comprennent pas que la clé se trouve dans la méditation, mais aussi dans le mouvement juste. Le mouvement, c’est la vie. La vie est universelle. Être en mouvement, c’est être relié à la vie. »

Est-ce que l’homme connaît l’origine du mouvement qui l’anime et lui permet d’être vivant ? S’il est séparé de l’origine du mouvement universel qui anime tout, cela signifie qu’il a perdu sa concentration, qu’il s’est décentré et n’est plus dans la médita- tion. Il pense que c’est lui qui bouge, que c’est son corps, mais s’il pense ainsi, cela si- gnifie qu’il a chuté dans l’identification au corps.

S’il pense que sa vie dépend de lui et que c’est lui qui bouge, c’est qu’il s’est fait attraper par le côté sombre, qui va l’amener dans son royaume et lui faire adopter ses propres critères : la peur, l’impatience, l’illusion…

« Souvent, les hommes n’atteignent pas leurs objectifs parce qu’ils sont dans le mouvement impatient. Ce n’est pas eux qui bougent, c’est l’impatience qui se meut à travers eux. Ils veulent que la réalisation soit presque instantanée, à l’image du monde de l’esprit. Mais ce n’est pas ainsi que fonctionne la matière.

Seul est fort et puissant celui qui est clair et qui demeure connecté à la source de la vie, et donc du mouvement à travers sa méditation.

Il porte en lui la sérénité et la patience parce qu’il sait que la réalisation dans la matière n’est qu’une conséquence de ce qui est écrit dans des mondes supérieurs.

La patience est la vertu des Dieux, car ils ont su demeurer en harmonie avec la cause première.

La sérénité est une vertu des Anges.

L’indulgence est une vertu supérieure à toutes les forces et influences que les hommes utilisent ordinairement dans leur vie. »

« La puissance est toujours dans les mondes invisibles ; les mondes visibles n’en sont que la conséquence. Ainsi, la réalisation se fera plus ou moins rapidement suivant le contrôle que l’homme a des mondes subtils. C’est pourquoi la vie sur terre doit être conduite par l’intelligence, la délicatesse, la finesse, la douceur, la patience et la maîtrise de soi que confère la méditation.

On reconnaît un sage, un être bienfaisant, un maître au fait qu’il cultive la pa- tience et qu’il est habité par la sérénité intérieure.

Il sait que si une réalisation ne s’est pas encore manifestée dans le monde tangible, c’est parce qu’elle n’a pas été parfaitement conçue et réalisée dans les mondes subtils.

Il est sage, patient, il attend de voir la réalisation à travers le mouvement éma- nant du monde subtil qui fait apparaître les formes.

Tout ce qui est engendré de cette façon, dans la maîtrise de la méditation, en accord avec les mondes invisibles et les lois de la vie et du mouvement universel, dans la patience, l’intelligence sereine et la paix est parfait, contient une âme pure et belle et peut entrer dans l’éternité pour honorer les Dieux de la Lumière. »

« La Lumière aime la plénitude, là où il n’y a aucune faille, car tout a été bien pensé, pesé, mesuré.

Celui qui aspire à engendrer l’œuvre qui ouvre la porte de l’immortalité et permet de faire apparaître le futur et le corps parfait doit entrer dans le mouvement de la vie et dans l’art de la précision par la patience, la sérénité et la méditation. »

« C’est la destinée de chaque homme, de chaque femme venant en ce monde de faire apparaître la Lumière ou les ténèbres et de donner le mouvement de la vie à l’un ou à l’autre.

L’homme doit réaliser l’œuvre de l’uni- vers. Alors ce sera la grande harmonie qui animera son œuvre. »

Archange Raphaël, 131

L’intellect

L’intellect est un cheval fou qui cherche à être autonome, en quête de toujours plus d’informations.

L’homme ne doit pas enlever ce cheval de sa vie, mais apprendre à le domestiquer.

L’intellect doit être maîtrisé par la mé- ditation et être conduit dans la concentra- tion et la méditation.

Le gouvernement central

L’homme porte une tête sur ses épaules. Cette tête constitue le gouvernement cen- tral qui fait fonctionner tout l’organisme de l’homme. Elle est dotée de mémoire et de tout un système de commandement qui permet de maîtriser et de conduire l’intégralité du corps.

Tout passe par ce centre de la tête, qui est à la direction de toutes les activités physiques du corps

Aujourd’hui, le centre de la tête, l’intellect, a tellement été développé qu’il gouverne même la subtilité dans la vie de l’homme.

À l’origine, la subtilité était dirigée par des centres qui appartenaient à la Mère et qui étaient en relation avec Elle.

De ces centres naissait le langage qui permettait à l’homme de naître à une vie supérieure, de sortir de la terre pour vivre en conscience avec la subtilité de tous les règnes. Tous les sens étaient orientés vers le subtil, la finesse, la délicatesse, le côté magique, l’âme. Tout ce que l’homme pouvait entendre, voir, sentir, goûter ou toucher était conduit dans l’intelligence subtile et la féérie magique de la vie.

Aujourd’hui, la perception magique du monde s’est éteinte en l’homme, car c’est le centre de la tête qui a été le plus éduqué et qui a pris le relais, laissant à l’abandon les autres centres de perception.

Ainsi, l’intellect de l’homme est devenu capable de comprendre des lois extraordinaires, de tout rationaliser, mais malheureusement, ce développement s’est fait au détriment de la perception animiste, magique, féérique de la vie.

Le monde est devenu malade de la perception de l’homme, de sa conception, de sa considération, de son attitude. L’homme a tout intellectualisé et cela a éteint la vie et occulté l’âme. »

« L’intellect n’est pas négatif en soi, mais il doit être en harmonie avec les autres centres d’intelligence, sinon il conduit ces besoins vers la domination de l’aspect mortel de la vie et non pas vers la vie elle-même. »

« L’homme pense qu’il maîtrise sa vie parce que cette idée le séduit et le rassure, mais la vérité est tout autre. L’homme ne contrôle pas son intellect, l’intelligence de sa tête, son soleil, qui est devenu indépendant et supérieur à lui, le dominant et le transformant en ombre.

Cette intelligence de l’intellect est deve- nue elle-même l’esclave d’une intelligence cachée qui s’en est emparée parce qu’elle a été créée par l’homme et non par Dieu ; elle n’est pas au service de la Lumière, mais de l’homme mortel et en cela, elle a séparé l’homme de la vie, attirant ainsi dans le monde une intelligence qui n’est pas divine et qui veut tout envahir et contrôler. Pour parvenir à ce but, cette intelligence s’est emparée de la tête de l’homme et par elle, elle le contrôle intégralement. L’homme se donne à elle en entier afin de toujours apporter une nouvelle et fausse lumière dans le monde des hommes, sans se préoccuper de l’éternelle lumière de Dieu. »

Ouriel 187

Aujourd’hui, l’homme est devenu ce cheval auquel un monde, dont il ignore presque totalement l’existence, a mis des œillères afin qu’il regarde unique- ment ce que ce monde a décidé.

Ce monde est un cavalier qui monte sur le dos de l’homme, le conduit, le maîtrise, l’utilise.

Lorsqu’il ne veut pas faire ce qui lui est ordonné, il reçoit un coup de cra- vache. Alors, la peur s’éveille et l’homme obéit, avançant sans réfléchir.

Ainsi est l’homme aujourd’hui, envoûté et usurpé. Un monde lui inculque une façon d’être et il finit par croire que cela vient de lui ; il est persuadé que c’est lui qui di- rige sa vie, qui pense, ressent, veut et agit, même si c’est une illusion.

En quoi un cheval asservi à un cavalier dirige-t-il sa vie, alors qu’il ne fait qu’exé- cuter ce que le cavalier pense, sent, veut et fait ? Le problème de l’homme est qu’il pense être le cavalier ; il est empli de concepts, de croyances, il est même persuadé qu’il peut avoir de hautes pensées, qu’il est capable d’être créateur et de réaliser des œuvres dans la vie. Mais la vérité est qu’il ne sait pas qui dirige sa vie.

Si l’homme est un spiritualiste, une certaine intelligence s’approchera de lui et tissera un cadre de spiritualité. L’homme pensera alors qu’il est sur un chemin d’illu- mination parce que ses pensées deviennent de plus en plus claires, que ses perceptions s’affinent. Mais ce n’est qu’un cadre et une éducation, car le cavalier regarde ce dont l’homme a envie et répond à ses at- tentes, non pas pour le libérer, mais pour le conduire à être un cheval, un porteur de mondes.

Si l’homme s’éveille, mais qu’il n’a pas le savoir et surtout, l’alliance avec les mondes supérieurs, il sera doublement asservi, d’une part, parce qu’il sera plus ou moins conscient qu’il porte un monde qui n’est pas lui et d’autre part, par la peur de la conséquence de sa désobéissance. Il sera ainsi obligé d’entrer dans la compromis- sion. Cela n’est pas négatif en soi, il ne faut pas imaginer derrière tout cela des intelligences sombres ; ce sont juste des mondes, des intérêts, des influences qui veulent exister et qui se servent de la faiblesse, de l’ignorance et de la mauvaise éducation de l’homme pour l’asservir.

La terre de la conscience

Éveillez-vous, entrez dans une méditation et une concentration profondes, éduquez-vous jusqu’à vous poser sur la terre de la conscience. Tant que vous n’aurez pas éveillé votre conscience, vous serez orien- tés par des intelligences inconnues. En vous posant sur la terre de la conscience, vous pourrez, un pas après l’autre, commencer à reprendre les rênes de votre vie. Aucun homme ne peut parcourir ce chemin seul. Le croire est déjà un signe d’asservissement.

Dans ce processus de l’éveil de la conscience, la communauté sera le miroir qui permettra à l’homme de s’éveiller et elle offrira le soutien mutuel comme aide sur le chemin. Cette communauté ne doit pas être simplement humaine, mais elle doit se tenir dans l’alliance des 7 règnes de la création. Telle doit être la Nation Essénienne sur la terre : une alliance globale permettant à l’homme de s’éveiller et de s’éduquer pour marcher sur le chemin de la conscience, de la dignité et de l’immortalité. »

« Il faut donc reconnaître qu’en général, l’homme est dirigé par des intelligences et des mondes subtils dont il ignore l’existence. Ces mondes existent par eux-mêmes, ont leur propre intelligence, leurs intérêts et utilisent l’homme comme celui-ci utilise un cheval.

L’homme vient sur la terre et croit naïvement qu’il dirige sa destinée. Il est persuadé que ses choix sont les siens, sans même se rendre compte qu’il obéit tout simplement à un cadre dans lequel il a été placé pour des buts qui le dépassent. Si le cadre correspond à son éducation, aux besoins, aux tendances, aux penchants qui ont été mis en lui, il sera alors convaincu qu’il est sur le bon chemin.

Je ne vous dis pas que l’homme est perdu par nature et qu’il est destiné à être asservi par des mondes subtils beaucoup plus grands et intelligents que lui. Je veux juste attirer votre attention sur le fait que tout ce qui s’éveille par instinct, dans l’inconscience n’appartient bien souvent pas à l’homme, à son âme, à son être éternel.

L’étude et la conscience sont la terre sur laquelle un Essénien doit s’appuyer.

L’éveil, le service conscient, l’offrande, le soutien à l’œuvre d’un monde supérieur sont des vertus fondamentales.

Bien souvent, il faut des années de vie, de méditation, d’expériences, de réflexion pour parvenir à une évidence, à une clarté d’esprit, à une conclusion heureuse qui permettent de conduire toutes les énergies à l’œuvre vers une élévation et un ennoblissement. Cela provient toujours d’un état de conscience ; l’homme entre alors dans une phase supérieure où il commence lui-même, avec l’aide d’un monde supérieur grand, à prendre les rênes de sa vie en mains. Si ce n’est pas le cas, ce sont des impulsions, des goûts, des couleurs, des impressions, des sensations, des rêves, des images, des pensées qui viennent et s’emparent de lui. L’homme est empli par des mondes pendant un certain temps, puis il passe à autre chose, il oublie. Rien en lui n’est stable, posé, intelligent, clair, ordonné, sage.

Pour ouvrir les portes d’un autre futur, une nation doit être stable, posée, dans la discipline, le soutien mutuel, la clarté et l’acte de garder le trésor des âges, la tradition et l’expérience de tous les sages qui ont vécu et qui doivent vivre dans le présent.

Acceptez cette image que vous êtes des chevaux portant un monde sur votre dos. Devenez conscients, car ce monde est un cavalier qui vous fait aller à droite ou à gauche, qui vous fait accélérer ou ralentir le pas, qui vous fait sauter ou contourner l’obstacle. Éveillez-vous et reconnaissez que c’est rarement la volonté de l’homme qui dirige sa vie. »

La peur qui anime l’homme

Celui qui s’éveille peut s’apercevoir, jusqu’à un certain point, qu’il est réellement inspiré et guidé par un monde depuis qu’il est petit. Il appelle cela la destinée, Dieu, la chance ou le hasard, mais s’il entre plus profondément dans l’analyse, il constatera que, bien souvent, c’est la peur qui l’anime. La peur est la cravache du cavalier qui fait avancer l’homme : peur de ne pas y arriver, peur de manquer, d’être dégradé, de perdre… Derrière toutes ces formes de peur se cachent tous les intérêts qui dirigent et organisent le monde de l’homme.

Bien sûr, tout cela est inconscient ou semi-conscient, car si l’homme s’en aperçoit, s’il en a l’intuition, il n’insiste pas et passe à autre chose. Il ne veut pas aller jusqu’au bout, car il entrerait dans le monde des intelligences qui gouvernent sa vie et la vie. Il serait alors obligé de se remettre en question fondamentalement. Ainsi, l’homme abdique sans se le dire, acceptant d’être enchaîné.

Si l’homme veut réellement sortir de ce monde, il doit trouver un autre chemin, celui de la Lumière, et entrer dans l’idée de la communauté, de la Nation Essénienne, dans l’universalité, dans la vie pour le tout. Là, il doit apprendre à s’ouvrir à l’autre, à partager, à être conscient des échanges et des mondes magiques, des influences qui se tissent. »

« La Nation Essénienne est une école d’éveil et une Église de service ; elle est un centre d’étude et d’éducation qui doit être renforcé et structuré.

Fondamentalement, l’autre vers lequel l’homme doit aller, c’est la grande communauté, la grande famille de la terre et plus encore, le grand tout.

L’autre, c’est Dieu et les Dieux, les Archanges, les Anges, l’homme et tous les humains, les animaux, les végétaux, les minéraux, la terre et la Divinité de l’univers. L’autre ne doit jamais être abstrait ou isolé, mais vivant et réel. L’autre est un monde en expansion et en création permanentes.»

La Nation Essénienne est là pour éveiller, car seule la conscience peut faire avancer l’homme sur un chemin d’élévation. Mais elle n’est pas là pour l’isoler de l’autre, de la grande famille des règnes et de l’al- liance d’amour.

Si l’homme est un automate, il passera à côté de l’éveil, de la conscience et de l’ensei- gnement des Dieux. Il ne saisira pas l’occasion d’avoir le choix de faire les bons choix dans sa vie.

La conscience est la clé qui s’éveille par le miroir que l’homme met autour de lui.

Ce miroir doit lui permettre de se regarder tel qu’il est et non tel qu’il croit être ou voudrait être.

Gabriel, 203

Le Papillon

Le Papillon, qui a été une chenille, dès qu’il a des ailes, va vers un monde supérieur et découvre d’autres mondes.

Le corps d’air est la première envolée vers des mondes supérieurs.

« L’homme doit être léger, subtil, fin comme le Papillon.

Il doit s’approcher du monde divin, de tout ce qui est subtil avec une grande douceur, comme quelque chose de très léger.

Il ne doit pas arriver avec ses bagages, portant avec lui l’agitation du monde, mais s’approcher avec son être le plus fin et le plus subtil. Car le monde divin ne connaît pas les gestes brusques, les pensées chao- tiques ; il ne souhaite pas s’approcher de ce monde qui est lié au fer et à la mort.

Dans ta méditation, sois léger comme un papillon.

Sois fin et subtil dans tes prières, tes pensées, tes aspirations.

Sois aérien et doux dans le regard que tu portes aux autres.

Regarde dans chacun le divin qui veut naître, l’enfant qui est toujours là, le vieillard dans sa sagesse, la beauté dans l’âge mûr.

Ne sois pas blasé de la vie.

Ne sois pas comme celui qui connaît tout, a tout vu et n’a plus d’espoir, d’élans. »

La légèreté est quelque chose qui renouvelle l’homme sans cesse, lui donne des forces, lui apporte de l’enthousiasme, fait fleurir la fleur du bonheur au parfum délicat.

« La beauté de l’homme est

dans le regard qui émane de son corps et qui est la lumière du corps, un regard empli d’amour, joyeux et enflammé dans l’espoir. »

Archange Raphaël, 20

La respiration, présent, passé, futur

Il existe, dans le monde des hommes, une sagesse qui a été conquise à travers les siècles par des êtres qui ont conduit toutes les expériences de la vie vers une profonde réflexion pour tenter de résoudre les énigmes liées à la destinée humaine et à son passage sur la terre à travers l’incarnation. »

« Dans la respiration, il y a un moment d’équilibre où le mouvement du souffle s’inverse, où l’inspir devient l’expir et vice versa.

Ce moment neutre, c’est le présent, qui est un pont mystérieux entre le passé et le futur. C’est un moment magique où tout est possible, où tout peut être conduit dans la transformation. »

Quoi que l’homme ait fait dans le passé, en vivant bien le présent, il peut améliorer le futur.

« Aujourd’hui est défini par hier et définit en même temps demain ; c’est une clé, un état de conscience, une attitude, une maîtrise à acquérir.

Je dis « maîtrise », car ce n’est pas si simple. Il faut une force intérieure, une concentration et une lumière d’intelligence pour parvenir à déjouer les influences qui ont été mises en œuvre et qui maintenant veulent accomplir leur destinée à travers l’homme qui leur sert d’instrument.

Non seulement l’homme doit maîtriser ses pensées, ses sentiments, suivre une discipline et posséder une qualité et une hygiène de vie parfaites, mais il doit se tenir dans l’alliance avec un monde supérieur qui le prendra sous son aile et lui permettra d’écrire une autre destinée, un autre futur. »

« L’homme ne peut pas vivre seul. Il y a toujours un monde invisible supérieur qui l’entoure, l’anime, l’inspire.

Si l’homme veut réellement changer sa destinée en vivant le présent différemment, il ne doit pas compter que sur lui-même, mais il doit aussi prendre en compte son environnement subtil. S’analyser est une bonne base.

Observer les influences qui entrent dans sa vie à travers les pensées, les paroles et les actes d’une journée est une merveilleuse discipline, un savoir‐vivre authentique. »

Archange Raphaël, 130

Les 3 mondes

Il y a 3 mondes animés et éclairés par 3 lumières vivantes.

1. Il y a le monde originel et la lumière originelle, qui peuvent être définis comme la source cachée et l’éternité.

2. Il y a le monde intérieur et la lumière intérieure ; ce monde peut aussi être appelé le «monde spirituel».

3. Enfin, il y a le monde extérieur et la lumière extérieure, qui forment le monde matériel.

Ces 3 mondes sont une merveille ; ils sont le fruit d’une intelligence supérieure et ils doivent rester unis, une harmonie doit exister entre eux. »

Archange Raphaël, 154

Unir l’intérieur et l’extérieur

La clé est dans l’union consciente de ces 2 mondes, dans leur harmonisation. Ils doivent s’équilibrer l’un l’autre et ouvrir un chemin sacré, une destinée sublime, juste, belle qui ne s’arrête pas à la mort.

L’union harmonieuse de ces 2 mondes en engendre un troisième, qui est le chemin de l’immortalité, le monde originel ; leur séparation est stérile et conduit iné- luctablement à la déchéance.

Les mondes subtils autour de l’homme ont pour vocation de le conduire vers la grande respiration, vers l’intelligence qui éclaire tout, qui apporte une vision large, infinie et qui place chaque existence à sa juste place dans l’harmonie de l’ensemble.

Mais ces mondes, s’ils ne sont pas équilibrés par le côté physique, finissent par rendre l’homme fou.

Pour entrer dans ces mondes spirituels sans se perdre, il faut être bien préparé.

Les hommes doivent être éduqués et formés dans les arts méditatifs, préparés pour unir les 2 mondes.

Mais, dans leur ignorance, ils ont voulu entrer dans les mondes subtils pour justifier leur existence mortelle, pour trouver une réponse à leurs manques, à leurs peurs, à leurs faiblesses.

Ils sont entrés dans un monde d’imagination, d’intelligence, d’éther d’esprit pour trouver la réponse à toutes leurs questions existentielles.

Cette attitude a engendré un déséquilibre, car c’est le corps qui doit être un outil au service d’une intelligence supérieure et non le contraire.

Pour que l’intelligence subtile entre dans le corps, il faut impérativement que celui ci soit préparé pour l’accueillir.

Il y a une intelligence dans le corps et dans le monde visible, mais les hommes ont préféré dédaigner cette sagesse pour se réfugier dans le monde abstrait des croyances superstitieuses.

Ainsi, ils ont séparé le visible de l’invisible.

Ils ont délaissé le grand théorème de la vie :

Ce que tu vois, cela est ; ce que tu ne vois pas n’est pas.

Ce théorème n’est vrai que pour les sages, les initiés qui peuvent le comprendre parce qu’ils cherchent à unir les 2 mondes. Pour les autres, il est faux parce qu’ils ne le comprennent pas ; ils n’ont pas le corps et les organes pour le comprendre.

A propos des dessins méditatifs d'Olivier Rocher

Le premier dessin est né naturellement le 29 août 2001, à la suite d’une conférence d’Olivier Manitara lors d’un congrès d’été. Alors qu’Olivier Rocher l’accompagnait après sa conférence, l’idée de transformer son enseignement en dessin est apparue au fil de leur discussion. Ils sont allés aussitôt dans les bureaux pour donner forme à cette inspiration.

C’est de ce travail spontané et collaboratif qu’est né non seulement le premier dessin méditatif, mais aussi le terme lui-même, resté vivant jusqu’à aujourd’hui.

Issus de la tradition occultiste, berceau de la Nation Essénienne, les dessins méditatifs ont longtemps porté une trame cachée.

Leur rencontre avec l’enseignement de la Mère a marqué un tournant : leur expression, leur message, leur présence se sont transformés.

Depuis, ils sont devenus de véritables réceptacles d’un savoir vivant, en perpétuel renouvellement, porteur de la mémoire sacrée de la Nation Essénienne à travers les âges.

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