Site officiel de la Nation Essénienne

Le schisme des origines

Table des matières

La Nation Essénienne connaît aujourd’hui un schisme en son sein.

Depuis le décès de son fondateur, Olivier Manitara, une scission est apparue au sein de la communauté essénienne. Une telle scission au sein d’une religion ou d’une organisation quelle qu’elle soit suite au décès de son père fondateur n’est pas inhabituelle. En effet, à la mort d’un parent, les enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes, devant faire face à leurs propres responsabilités. 

Que faire de l’héritage transmis? Comment continuer à œuvrer ensemble dans le respect de l’œuvre accomplie? Comment la faire fructifier?

Ces mondes, ces questionnements se sont présentés à la Nation à la suite de la mort du maître. 

Certains Esséniens ont considéré que l’enseignement du maître devait être préservé tel qu’il a été donné de son vivant. Ils ont ainsi créé une structure qui leur est propre, la considérant comme la structure « des origines ». « La Nation Essénienne des origines » a vocation de conserver les enseignements d’Olivier Manitara. Ce faisant, leurs adeptes rejettent tout nouvel enseignement qui n’aurait pas été donné par le maître lui-même.

La tradition de la Lumière est une tradition vivante. L’eau d’un fleuve ne peut s’arrêter de couler, le courant de la vie ne peut être arrêté, sinon c’est la mort qui prend le dessus. 

Un schisme clair est apparu au sein de la communauté essénienne, car certains ont pensé que laisser la vie et l’enseignement couler était une déviance. En réalité, cette vision est erronée. Il ne s’agit pas de dévier l’orientation, il ne s’agit pas de manipuler ou de transformer l’enseignement, mais de le laisser éclore, de le faire fructifier dans la vie et la créativité, par nos fonctions et notre savoir-faire théurgique.

« La Nation essénienne des Origines » a totalement rejeté la Nation Essénienne, et s’en est séparée magiquement de manière très concrète. Elle est une structure qui apparaît et va probablement s’organiser d’une manière nouvelle. Il est également possible que la Nation Essénienne subisse le discrédit de cette nouvelle structure. 

Il n’est pas question de rejeter, de condamner, de juger quelque manière de faire ou de penser. Chacun est libre de choisir et de soutenir le courant spirituel qui lui convient.

Il est simplement important que chacun puisse développer son discernement afin de choisir en conscience ce avec quoi il s’allie, ce avec quoi il veut vivre.

Un enseignement pour tous les Esséniens

 

Lorsque le père fondateur de la Nation Essénienne a passé le voile des mystères pour intégrer l’invisible sacré, tous les Esséniens ont reconnu la signature d’une œuvre parfaite accomplie sur la terre comme une offrande à Dieu.  

À chacun de ses enfants, il a légué un idéal : celui d’une vie consacrée au service de l’Éternel.  

Son départ a été un étonnement pour tous, et de plus en plus, il révèle un enseignement profond et initiatique. Dans sa vie comme dans sa mort, Olivier nous conduira vers les mystères de l’individualisation.

Il nous faut bien comprendre que 2 forces sont à l’œuvre dans l’humanité. Nous appelons ces 2 forces : le bien et le mal, l’invisible et le visible, le solve et le coagula, le jour et la nuit, la matière et le spirituel. Derrière ces 2 forces vivent des familles d’âmes, des lignées spirituelles qui perpétuent l’existence de ce que nous appelons le monde de l’homme. C’est par ces 2 forces que nous définissons l’homme, comme un intermédiaire entre les mondes. 

Ces 2 forces n’en sont en vérité qu’une seule. En apparence opposées, leur mouvement respectif nourrit, motive et engendre le monde de l’homme à l’image de l’Ouroboros, l’antique serpent poursuivant sans relâche sa propre queue.

L’incarnation d’un maître spirituel authentique n’est pas banale. Elle permet à une famille d’âmes et à une lignée spirituelle bien spécifique de se manifester pour apporter un monde qui n’est pas de ce monde. C’est cet autre monde qui apporte l’impulsion de la vie nouvelle et le rajeunissement de tous les règnes, incluant le règne humain.  

Olivier Manitara a réalisé l’œuvre de la Nation Essénienne accompagné de sa famille d’âmes, les Esséniens, en parfait accord avec la lignée ancestrale d’Énoch, patriarche et initiateur de tous les chemins de remontée vers la source unique.  

De cette œuvre, la terre a été ensemencée afin qu’un autre futur soit possible. Elle est la vie et en tant que telle, elle est convoitée par les 2 forces qui animent l’antique serpent et le monde des hommes.  

En chacun de nous vit ce serpent et ce monde de l’homme. En chacun de nous vit également le chemin d’Énoch et de la remontée vers le Père de tous les pères. 

C’est ce que nous révèle l’ultime initiation qu’Olivier Manitara nous transmettra par sa mort.  

Aujourd’hui, il y a un schisme, c’est-à-dire la voie de la division et non celle de l’unité. Tout autour de nous, l’Ouroboros se glisse et ses mille écailles nous miroitent notre propre image.

Après toutes ces années dans l’Enseignement, avons-nous seulement appris à nous voir tels que nous sommes, sans peurs, sans préjugés ? Avons-nous appris à voir les forces qui nous animent ? 

L’enjeu est réel, car aujourd’hui la Nation Essénienne est convoitée par un monde contraire à sa nature. Les Esséniens doivent comprendre que seul le chemin qui conduit vers le centre, l’éveil intérieur, l’observation de soi pourra protéger le précieux, car c’est à travers chacun de nous que s’accomplit l’œuvre du malin.

L’histoire se répète 

 

Nous aimerions offrir à votre étude cet extrait du livre d’Olivier Manitara « Hommage au maître Omraam, Oeuvre et vie d’un Fils du Soleil » disponible dans son entièreté ici.  

L’histoire nous révèle l’enchaînement des causes et des effets. En définitive, elle nous montre que nous sommes peu de choses, seulement les instruments de forces beaucoup plus grandes qui dépassent notre entendement…

« Olivier, peux-tu nous parler de ce qui s’est passé lorsque le Maître Aïvanhov a quitté son corps ?  

Beaucoup de choses se passent lorsqu’un Fils du Soleil quitte son corps ! Je vais donc me limiter à la conscience et la sensibilité du Maître…

Lorsque l’on quitte son corps et que l’on a conformé sa vie à une discipline sacrée et à une philosophie (et plus encore lorsqu’on l’a enseignée) tout ce qui a été croyance, pensée, conception… devient autant d’êtres réels dans l’autre monde.

La première chose que l’on rencontre, ce sont ces êtres qui apparaissent vivants comme les hommes sur la terre, avec un corps, une pensée, un cœur et une volonté de réaliser un but. Tu rencontres ces êtres face à face. Ils te montrent les bienfaits que tu as réalisés sur la terre mais également ce que tu aurais dû faire. Ce sont autant de choses que tu n’as pas vues. C’est ainsi, que de nouvelles bases pour tes futures vies s’inscrivent en toi.

Beaucoup de choses échappent à l’homme – même à un Maître – quand il passe de l’autre côté. Il entre dans le monde divin et perçoit le décalage entre les deux mondes. Alors qu’il vivait dans son corps physique, les perceptions du Maître étaient feutrées et en entrant dans le « non-corps », il s’est trouvé en présence d’êtres vivants avec lesquels il avait vécu toute sa vie. Et il s’est aperçu du décalage, il a eu l’impression de sortir d’un monde théorique pour entrer dans la vie véritable.

Il s’est éveillé dans ce monde qui avait été toute sa vie autour de lui, en compagnie des grands êtres qui l’ont accompagné. Mais cela ne fut qu’un passage. Il arriva ensuite dans le lieu qui lui était préparé. Ce lieu correspond à la future mission qu’il doit accomplir. 

Le Maître est alors entré dans un travail intense pour préparer sa prochaine venue. Il est devenu un disciple, mais pas avec les mêmes sens ni avec les mêmes buts. Il s’est efforcé de construire un corps capable de garder en lui la mémoire des intérêts du monde divin tout en étant plongé dans le monde de l’homme et en étant sous son influence.

Par contre, ce qui a touché le Maître, l’a fait souffrir et a éveillé en lui du regret, c’est que par sa philosophie, sa discipline, son engagement, il était parvenu durant toute sa vie à créer un puissant corps de Lumière protégeant son École et la communauté d’élèves. Cette présence magique était comme un deuxième corps qui vivait dans la Fraternité et empêchait les dragons destructeurs d’entrer et de féconder les frères et les sœurs.

Grâce à ce corps, ces dragons ne pouvaient franchir le portail de l’enceinte. Quand le Maître est passé de l’autre côté, aucun de ses élèves n’a eu la claire vision, la claire sensation ou l’inspiration de deviner que les dragons allaient pénétrer dans l’enceinte pour devenir les nouveaux maîtres de cette École. Il a souffert de cet envahissement, car durant sa vie terrestre il avait déjà vécu cette expérience dans son corps physique, lorsque ces mêmes forces sombres avaient tenté de s’emparer de son École. Il était parvenu à les repousser, mais au prix d’un effort surhumain et d’une grande victoire sur lui-même.

Quand il vit les dragons entrer dans son École et en devenir les maîtres, il comprit que son enseignement serait perpétué d’une façon extérieure et morte. Il vit que son École serait gouvernée par ceux qui avaient déjà essayé de s’en emparer, et que ces dragons maintiendraient cet enseignement en le répandant dans le monde entier pour pouvoir investir et gouverner le monde de la spiritualité.

Le Maître Aïvanhov n’est pas le seul à avoir vécu cette expérience : son Maître, Peter Deunov, a aussi connu cela lors de son passage vers l’au-delà. Beaucoup d’autres Écoles initiatiques authentiques se sont fait investir de la sorte après le départ de leur instructeur. Les hommes non-initiés ne parviennent pas à comprendre que les dragons sont les maîtres de l’illusion et qu’il leur est facile de tromper celui qui n’a pas tissé un lien solide et vivant avec l’Archange Michaël, avec la Lumière. Ils se disent : « Notre Maître nous protègera des sphères invisibles. » Mais cela ne se passe pas du tout comme cela car seul un Maître ou un initié ayant traversé les sphères du dragon peut avoir accès au Maître. Les hommes pensent que le simple fait d’avoir un enseignement les protège, mais les Chrétiens avaient le même enseignement, et qu’en ont-ils fait ? Dieu ne parle pas à travers des livres morts, mais à travers les livres vivants que sont les Maîtres.

La ruse des dragons consiste à détourner les paroles sacrées, à les dépouiller de leur âme afin qu’elles perdent leur force libératrice. Ils s’unissent à des hommes pour faire briller (à travers eux) les belles idées de la beauté, de la philosophie, de la moralité… sans jamais que ces hommes portent dans la vie ces principes divins dont ils parlent. 

De cette manière, les dragons transforment toute cette beauté en une sphère de mort et d’illusion, que l’homme crée lui-même autour de lui.

Ainsi, celui qui ne croit à rien est finalement plus ouvert et plus sensible à ce qui se passe autour de lui et en lui, aucun dogme ne pouvant motiver son action.

Celui qui croit est beaucoup plus sensible à l’envahissement du dragon parce qu’il met tout ce qu’il fait et tout ce qui lui arrive en correspondance avec ce qu’il croit. Si sa croyance n’est pas fondée sur une expérience profonde, alors il suffit que les apparences correspondent à ce qu’il porte en lui pour qu’il ne se méfie pas et ne perçoive pas qui est à l’origine, qui se tient vraiment derrière ce qu’il perçoit.

Le Maître a beaucoup souffert de l’invasion de son École et du fait qu’aucun de ses élèves ne se soit dressé pour l’empêcher. Il découvrit un processus, un phénomène qui touche souvent les hommes vivant avec le monde divin et consacrant leur vie à apporter l’harmonie au monde : dès qu’ils quittent leurs corps terrestres – physiques et énergétiques – beaucoup d’entités peuvent prendre la même forme qu’eux pour utiliser les énergies. Ils ne peuvent qu’en prendre les apparences, parler comme eux, leur ressembler, entrer dans leurs paroles, leurs écrits… mais cela leur suffit pour détourner les forces.

Seule la vie intérieure compte. Cette vie, le Maître ne l’a pas perdue, bien au contraire, elle s’est multipliée en lui. Il a compris beaucoup de choses à ce moment-là, auxquelles il n’avait pas pensé lorsqu’il avait un corps.

Il a également perçu que le monde divin était encore plus beau que tout ce que l’imagination d’un homme peut concevoir. Lui qui était sensible à la beauté, il a vécu avec une grande intensité la réalité du monde divin, avec son autre pensée, son autre vie.

Pour s’en approcher, il faut essayer d’imaginer un homme qui aime avec un autre cœur, avec une tout autre structure de pensée… 

Si vous parvenez à sentir et à goûter cela, vous comprendrez et verrez ce que le Père éternel de la pensée divine, du sentiment noble, de l’action juste veut transmettre à l’homme.

Dieu regarde le monde et voit que tout est bon…

 

En réalité, si nous nous plaçons du point de vue de la sagesse et si nous regardons les choses au-delà de leurs apparences, nous pouvons voir que tout est perfection. Il n’y a rien de mauvais en ce monde, tout ce qui nous arrive est porteur d’une intelligence plus grande. Tout ce que nous vivons nous invite à l’éveil et à la transformation réelle.

C’est pourquoi, il est de la responsabilité de chacun de s’éveiller et d’entrer dans la compréhension juste de ce qu’il vit afin d’en tirer la sagesse nécessaire pour pouvoir continuer à avancer sur son chemin de vie. 

Il est de la responsabilité de chacun de s’éveiller et de comprendre qu’il y a derrière toute situation une intelligence supérieure qui dépasse notre entendement humain.

Cette intelligence est l’intelligence divine qui seule règne en vérité. 

Qui peut prétendre la connaître? Qui peut prétendre la comprendre? Qui peut entrevoir la grandeur et la sagesse du plan divin? 

En tant qu’être humain, nous pouvons seulement constater qu’il nous faut cheminer avec une grande humilité et dans la conscience qu’il faut nous rééduquer pour être des instruments fidèles et sages au service de l’œuvre divine. 

Le schisme au sein de la Nation Essénienne est une initiation individuelle comme collective. Elle éveille chacun et le place devant sa propre responsabilité. Il n’y a aucun jugement à avoir, seulement à nous éveiller au fait que la terre est une école de sagesse. L’homme, la femme sont des instruments de mondes. La seule chose que nous pouvons faire est de travailler sur nous, nous éduquer, nous former pour voir de quels mondes nous sommes les instruments et quels mondes nous voulons réellement servir. 

Table des matières

Bible Essénienne & textes sacrés
webmaster

Le livre d’Énoch

Le Livre d’Énoch est le texte le plus ancien de l’humanité. Dans la tradition essénienne, Énoch est le premier homme qui a parcouru le chemin de l’union avec Dieu. Le

Lire d'avantage
Enseignement
webmaster

Les pratiques esséniennes

La méditation, le chant, la danse et le travail de mouvements spécifiques impliquant toutes les parties du corps sont des arts magiques et initiatiques qui remontent à la nuit des

Lire d'avantage
Vie quotidienne
webmaster

7 clés pour se libérer du karma

T’es tu déjà demandé pourquoi tu vivais et revivais encore et toujours les mêmes situations, les mêmes expériences qu’elles soient agréables ou désagréables? T’es tu déjà demandé pourquoi tu retrouvais

Lire d'avantage
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page